Michel Neyret à Esstrablin. « Une vie entre parenthèses » – Photo © Fabrice Schiff

Par Marc Polisson

Cela fait maintenant quatre ans que bœufs-carottes et juges d’instruction s’emploient par tous les moyens à trainer Michel Neyret dans la boue. Mais la grande explication va enfin avoir lieu.

Quatre ans au cours desquels rien n’aura été épargné au numéro deux de la police judiciaire lyonnaise, interpellé en septembre 2011. Après avoir passé huit mois derrière les barreaux de la prison de la Santé, il a été contraint de s’exiler à Toul (Meurthe et Moselle) avec assignation à résidence et pointage quotidien à la gendarmerie. De retour chez lui à Estrablin en octobre 2012, il a été soumis à un contrôle judiciaire exagéré avec interdiction de séjour à Lyon et Grenoble, doublé de la confiscation de son permis de conduire (uniquement pour le faire c….).

C’est donc sans surprise que nous apprenons que le commissaire lyonnais est officiellement renvoyé devant le tribunal correctionnel. Il était clair dès le départ que l’affaire n’allait pas se solder par un non-lieu même si les charges retenues contre lui paraissent bien alambiquées. C’eut été remettre en cause l’instruction à charge du tristounet juge Gachon qui l’aurait vécu comme une humiliation, pire un désaveu.

Michel Neyret comparaitra donc dans le courant de l’année 2016 devant le tribunal correctionnel de Paris. A ses côtés dans le box accusés trois policiers, son épouse Nicole et l’avocat David Metaxas qui réagira demain sur notre antenne. Au micro de RTL, le commissaire s’est dit soulagé : « c’est une sorte de soulagement parce que c’est une vie entre parenthèse qui dure depuis près de quatre ans. Ça fait deux ans que je n’ai pas vu mon juge d’instruction. J’attendais cet acte. Je vais essayer de préparer ma défense.  On me reproche une proximité avec certaines personnes. Je pense qu’il va y avoir un débat devant un tribunal et on pourra présenter nos arguments. J’ai travaillé pendant 35 ans pour neutraliser des malfaiteurs, je l’ai toujours fait ».