Texte Morgan Couturier. Commercial de formation, le directeur des concessions Jaguar Land Rover Vénissieux et Limonest doit sa carrière à une opportunité professionnelle. Les années passant, celle-ci a laissé place à un certain attachement, renforcé depuis, par la découverte de l’univers premium.

Était-ce là une prophétie divine, sinon automobile, à ce que Thierry Cocco emporte son bâton de commercial vers la vente de véhicules ? Nul ne le sait encore, de quoi laisser le champ libre encore quelques années, aux croyances diverses et variées. Mais en attendant de profiter des plaisirs d’une deuxième vie, le directeur des concessions Jaguar Land Rover sur Vénissieux et sur Limonest, s’amuse pour l’heure, à percevoir dans ses années d’ancienneté, un chiffre sacré. « 33 ans, comme l’âge du Christ », expose-t-il ainsi, renforçant l’idée que sa carrière ne tient pas au hasard, mais à une certaine destinée. Et pourtant, l’homme n’a jamais grandi le volant entre les doigts, ni partagé une attirance manifeste pour ces bijoux de haute technologie.

La passion pour l’automobile s’est alors développée simplement, au fil de l’eau, ou plutôt, au gré des différents métiers accomplis en concession. « Mais je n’ai pas fait mécanicien », s’en amuse-t-il, se détachant ainsi du slogan un brin provocateur de sa marque Jaguar. « C’est bon d’être méchant », dit-elle. L’opposé de Thierry Cocco, dont la bienveillance a su séduire son monde, de sa première expérience chez Ford Gauduel en 1989 à aujourd’hui, ce dernier s’amusant même à expérimenter ses qualités de persuasion tantôt chez les généralistes (Ford puis 15 ans chez Toyota) tantôt dans l’univers premium.

Une terre d’accueil idéale pour ce concessionnaire à l’esprit d’évasion, charmé par l’attractivité de ce « challenge ». « C’était une nouvelle expérience, un domaine que je ne connaissais pas. Alors j’ai dit pourquoi pas », soutient-il, conquis par la proximité avec le client que peut exiger un tel secteur. Avant de préciser : « c’est une autre approche, une autre gestion et donc un autre plaisir ». Celui du « coup par coup » en l’occurrence, aux antipodes des notions de volume imposées autrefois.

Une nouvelle stratégie plus en adéquation avec les qualités du Lyonnais, également séduit par ces « mythes » que représentent à ses yeux, Jaguar et Land Rover. « Ce sont les plus belles voitures du monde. Elles ont du cachet. Ce n’est pas du vu et revu. Et nos voitures, on les aime », dépeint le directeur, non sans un clin d’œil à ses concurrents allemands. Bien que passionné sur le tard, ce dernier ne se ferait donc pas prier pour en conserver une ou deux. Au choix : le coupé sport F-Type chez Jaguar et « la classe et le luxe du Range Rover ». Alors peut-être, peut-il espérer que ces paroles soient entendues un jour. Dans « 5-6 ans », à l’heure d’honorer une retraite méritée ? Suspense ! Vous connaîtrez bientôt « la vérité, et la vérité (le) rendra libre » !

Offre électrique
Comme pour beaucoup, la bascule vers les nouvelles technologies a « déjà commencé » chez Jaguar et Land Rover. Indissociables aux yeux du groupe et de ses collaborateurs, les deux marques semblent pourtant emprunter deux philosophies différentes. Chez Jaguar, toute la gamme devrait s’afficher sous une motorisation électrique d’ici 2025. Elle présente même un modèle électrique, le SUV I-Pace doté de 470 kilomètres d’autonomie. De nouveaux modèles pourraient être annoncés prochainement, à l’instar du Jaguar I-Pace 2022, prédit par la presse spécialisée. Quant à Land Rover, la marque semble d’abord se concentrer sur l’hybride rechargeable, avant d’entamer un potentiel virage électrique.