Par Morgan Couturier

Disparu à Caluire en 1951, le peintre Eugène Villon continue d’être honoré par la ville qui fut la sienne, 68 ans après sa mort. Grâce aux dons de sa petite-fille, Jeannine Gay-Villon, une vingtaine de tableaux s’exposent désormais dans un espace qui lui est dédié.

C’est un tableau sur lequel les aquarelles d’Eugène Villon auraient mérité de s’attarder, comme aux plus grandes heures de ce peintre hollandais, établi de 1919 à sa mort en 1951, sur la commune de Caluire. Cette œuvre, cela aurait été l’inauguration d’un espace à son nom, entièrement dédié à ses œuvres, que le maire Philippe Cochet, a installé au sein même de l’Hôtel de Ville.

Une nouvelle preuve de reconnaissance pour cet aquarelliste surdoué, déjà décoré d’une rue et d’une salle, nommées en son honneur, à la différence près que ses œuvres trouvent aujourd’hui un formidable terrain d’expression, avec cet espace de 50m2, où s’exposent une vingtaine de tableaux et une borne multimédia, retraçant elle-même, l’histoire d’une soixantaine d’œuvres supplémentaires.

« Eugène Villon laisse une collection impressionnante, c’est une chance d’avoir un tel trésor », s’est réjoui Philippe Cochet, ce dernier soulignant « la finesse de la touche et la palette de couleurs » utilisées sur ces paysages de Caluire, de Lyon et de quelques portraits. Du grand art, assurément !

Sur le même sujet, lire le dossier consacré à Eugène Villon par le critique d’art Bernard Gouttenoire dans le magazine Lyon People, spécial Caluire

 Mardi 17 décembre 2019