Dans un communiqué, le leader frontiste revient sur le défilé du 14 juillet, « moment privilégié de communion entre le peuple  français et son armée, qui ne doit pas faire oublier le divorce croissant existant entre, d’une part les engagements qui lui sont imposés sur quantité de théâtres d’opérations, et d’autre part l’insuffisance criante de ses moyens matériels et humains. »

« On doit s’incliner devant le sacrifice des soldats qui viennent de mourir en Afghanistan.  Mais on peut et doit demander des comptes à une classe politique qui a engagé nos armées dans ce pays où chacun devrait savoir que, si l’on y reste au-delà d’une intervention ponctuelle, on s’enlise. Comment est-il possible de mépriser à ce point les enseignements de l’Histoire, depuis les cuisantes défaites de l’armée britannique des Indes au XIXème siècle, jusqu’au retrait des forces soviétiques, qui disposaient cependant d’un réservoir de millions d’hommes sous les drapeaux, et d’un arsenal considérable ? À cet égard, les déclarations de Mme Aubry critiquant la situation après la mort de nos soldats apparaissent d’une particulière hypocrisie. Car c’est un gouvernement socialiste qui a entraîné inconsidérément la France dans ce pays, d’où le gouvernement UMP n’ose se retirer sans l’aval des autorités américaines. Ce sont les députés socialistes, unis à ceux de l’UMP, qui viennent d’autoriser il y a deux jours la prolongation de cet engagement. Que dire encore du bombardement continu de la Libye, sous le prétexte de « protéger les populations civiles », que les frappes de la coalition n’épargnent pas, depuis maintenant quatre mois ? Il est temps que le pouvoir politique change, et n’utilise plus la force militaire qu’au service des intérêts vitaux de la nation française. »