Par Marco Polisson

La sortie du confinement alliée aux mesures punitives des élus écologistes se traduit chaque jour à Lyon par des embouteillages monstres avec la pollution et le stress qui vont avec. Un nouvel épisode la série #Lyon écolo.

Ce n’est pas Lyon People qui l’affirme mais l’application Tom Tom qui vient de publier son baromètre annuel : À Lyon, le taux de congestion, qui mesure le niveau d’embouteillage d’une agglomération en fonction de la hausse des temps de parcours, connait une forte hausse depuis la première phase de déconfinement du 3 mai 2021. C’était prévisible y compris pour les dogmatiques Verts bien décidés à éradiquer les automobiles du paysage lyonnais et à passer en force.

Alors que depuis le début de l’année, le taux moyen hebdomadaire était sensiblement inférieur à celui d’une semaine-type de 2019, puis en forte baisse durant toute la période du 3eme confinement (quasiment divisé par 2 la première semaine d’avril), il dépasse le taux de 2019 depuis 4 semaines consécutives, atteignant près de 20% d’augmentation par rapport à 2019 (+18% au cours de la semaine 22).

Le trafic aux heures de pointe est à nouveau difficile, il a systématiquement dépassé le pic moyen des journées équivalentes de 2019.

Sur un trajet-type Ecully > Lyon centre (Part-Dieu) de 8 km, le temps de parcours moyen à l’heure de pointe (17h-18h) était de près de 29 minute la première semaine de juin (17 km/h) soit 3 minutes de plus qu’en juin 2019, et plus du double de temps qu’en avril 2021. Un an plus tôt, il était de 10 minutes seulement…

Sur un trajet Caluire (Montessuy) > Gerland par le périphérique, la vitesse moyenne était de 16 km/h début juin, contre 29 km/h au mois d’avril 2021. Enfin avec des taux entre 23 et 28% les 4 derniers samedis, la circulation n’offre pas plus de répit les weekends (moyenne d’un samedi de 2019 : 22%).

La situation est pire qu’en 2019 alors qu’elle n’est pas encore revenue complètement à la normale.

Les raisons de ces embouteillages sont connues de tous. La multiplication des voies réservées aux bus et des pistes cyclables ainsi que la suppression de voies de circulation automobile est la première cause de cette situation. A cela s’ajoute désormais l’impossibilité de stationner (comme sur le quai Gailleton ou derrière la gare de la Part-Dieu, depuis la suppression du dépose-minute) : les automobilistes tournent de nombreuses minutes pour garer leur véhicule.

Un exemple parmi tant d’autres de piste cyclable inutile : celle du quai Charles De Gaulle à la cité internationale. Les cyclistes préfèrent passer côté parc ou sur le trottoir qui longe le Rhône.

Mises en places lors du premier confinement, ces pistes devaient disparaitre à la fin de la pandémie. Mais l’aubaine était trop belle pour les nouveaux élus verts qui veulent les pérenniser en dépit des conséquences. Plutôt que d’avoir une démarche pragmatique et d’essayer de faire cohabiter harmonieusement toutes les formes de mobilité, les écologistes s’enferrent dans leur sectarisme anti-voitures. Cela se traduit par des bouchons quasi permanents sur l’axe Nord-Sud, mais également les grandes avenues (Saxe et Foch sont en permanence saturées) qui traversent la ville.

Lyon découvre ce que vivent les Grenoblois depuis 7 ans : pollution et embouteillages quotidiens. Merci qui ?

 

> MÉTHODOLOGIE

Le taux de congestion se calcule en relevant l’ensemble les temps de parcours enregistrés par TomTom tout au long de la journée sur une zone définie, et en les comparant aux temps de parcours les plus bas (= en situation totalement fluide). Ainsi, l’augmentation des temps de parcours se traduit par le taux de congestion exprimé en pourcentage. Un taux de congestion de 50% signifie que les automobilistes voient leur temps de parcours rallongés en moyenne de 50% en raison des ralentissements, comparé au temps de parcours lorsque le trafic est totalement fluide. TomTom utilise les données relevées de façon anonyme auprès de millions de véhicules connectées (systèmes embarqués, apps, etc.)