Par Morgan Couturier

Les 65 créations prévues répondent à la volonté de « faire rêver et créer des ambiances poétiques », dans un périmètre bien connu des visiteurs, car identique à l’an passé, à la différence près que la place des Terreaux, fraîchement refaite, retrouvera sa garnison de spectateurs et un show à la hauteur, avec Une toute petite histoire de lumière, « un univers très poétique, un voyage à l’envers et un hommage aux hommes de l’ombre » nécessaire à la création d’un spectacle.

Vrai succès l’an passé, le Parc de la Tête d’Or à nouveau illuminé

Pour le reste, la surprise est à retrouver au niveau des créations, les artistes ayant redoublé d’imagination pour animer cette édition 2019, en témoigne le succès à prévoir de la colline de Fourvière, où l’artiste Philippe Cotten réveille le palais de Justice, la cathédrale Saint-Jean, le jardin du Rosaire et la basilique de Fourvière, avec une fresque gigantesque rendant hommage à l’écologie, avec des géants de lumières déployant leurs forces pour transformer des nuages en eau et arroser une fleur en détresse.

Tout le contraire du public, qui a travers de ses escapades devant la cathédrale Saint-Jean, la gare Saint-Paul, la cour de l’Hôtel-Dieu ou le parc de la Tête d’Or, considéré comme une « vraie réussite l’an passé ». Reste que la Fête des Lumières, si elle continue de faire la part belle à la créativité et aux prouesses technologiques, demeure incarné par ses historiques lumignons, le 8 décembre, dont les retombées seront reversées cette année à l’association APF France Handicap.

Fête des Lumières 2019 : les jeudi 5 et dimanche 8 de 19h à 23h et vendredi 6 et samedi 7 décembre de 20h à 00h.
Plus d’informations sur www.fetedeslumires.lyon.fr

Les incontournables

Photo LMG

Cathédrale Saint-Jean : Créée par Théoriz Studio (Villeurbanne), l’œuvre Genesis plonge dans la narration de la création du monde, la cathédrale devenant tour à tour « toile de fond du récit de la création des astres ou de l’apparition de l’eau avant d’être envahie par la végétation ».

Gare Saint Paul, Daydreams par Flashka Design : Voyage au cœur d’un songe menacé, où des territoires féériques sont soudain « perturbés par l’intrusion d’une imagerie futuriste », via une « palette de graphiques très différents », a dépeint Jean-François Zurawik, qui fête là sa dernière Fête des Lumières. Avant de poursuivre : « ce n’est pas un projet qui porte un jugement mais qui porte un regard ».

Place Sathonay, The great indecision council par Romain Tardy :
Une oeuvre immersive, où dix-huit modules vont diffuser des signaux sonores et lumineux, des phrases ou encore des mots tires des recherches les plus fréquentes effectuées sur Google.


Place des Célestins
, Lightning Cloud par Jérôme Donna :
Architecte d’intérieur de formation, l’artiste recrée « une chorégraphie hypnotique » censée représenter une « allégorie des données numériques qui circulent tous les jours : le fameux Cloud », dixit Jean-François Zurawik. L’œuvre se gargarise des données, jusqu’à se défragmenter, pour « irradier l’architecture environnante ». A la technique, la société Euro Sono.

Place Antonin Poncet, Pavillon par Sébastien Lefèvre :
Une œuvre immersive en forme de tipi, où les visiteurs pourront se rendre sous l’installation mais également contemplative, celle-ci étant en constante mutation, grâce à ce filet virtuel, donnant au public l’illusion d’être happé « dans une symphonie de cordes hypnotiques ».