Par Morgan Couturier

Débarqué sur internet depuis 2013, la plateforme Doctolib permet en quelques clics, de prendre rendez-vous avec le spécialiste de son choix. Un gain de temps considérable pour les patients et les médecins. Alors forcément, à Lyon, la pratique fait son chemin.

Les affiches fleurissent un peu partout dans les cabinets médicaux, exposant une jeune praticienne avec son comparse à lunettes. Preuve que Doctolib s’est greffé au quotidien des médecins, et par rebondissement, à celui des patients. Il faut dire que le site nourrit de nombreux avantages. Pour l’un comme pour l’autre, via une interaction digitale organisée en quelques clics. Depuis son ordinateur, le médecin ajuste son agenda avant que, par écran interposé, le malade ne détermine le créneau de son choix. Et ce, 7 jours sur 7, 24h/24. « Doctolib présente un agenda novateur dans le monde médical, et permet d’optimiser le temps médical », présente Jean-Baptiste Degez, manager régional de la société parisienne. « Le service permet une réduction du nombre d’appels et de développer l’activité, en particulier pour les jeunes praticiens ». À l’heure du tout numérique, Doctolib vient se greffer sur le créneau de la simplicité et de la fluidité. Une manière aussi, – par l’intermédiaire d’un rappel (par SMS ou par mail) -, d’éviter les oublis malencontreux. « On dénombre pas moins de 20 rendez-vous non honorés par mois et par médecin, analyse Jean-Baptiste Degez. Doctolib divise ce chiffre par 4 ». Devant de telles conclusions, bon nombre de  médecins se sont rendus à l’évidence, leur activité passe de plus en plus par la plateforme chère à Stanislas Niox-Château, son président.

« Un service d’accès aux soins plus performant »

Les chiffres parlent d’eux même. À peine 1500 en 2015, les praticiens adhèrent de plus en plus à ce service numérique. Si bien qu’aujourd’hui, leur nombre grimpe à 40 000 sur l’ensemble de la France (2000 sur Lyon, NDLR), à raison de 2500 arrivants tous les mois. De quoi réunir tous les spécialistes et de proposer « un service d’accès aux soins plus performant ». « Certains grands groupes de santé se sont associés à Doctolib pour gérer leur rendez-vous. Ça dépasse le cadre de la médecine de ville ». Quant à ceux qui redouteraient un sombre avenir pour les secrétaires, Doctolib se veut également confiant. « Nous redonnons du temps de secrétariat médical, en conservant dans le même temps, cette dimension de conseil ». Classé parmi les dix services les plus utilisés par les Français, Doctolib peut aborder l’avenir sereinement. Sans virus à l’horizon, celui-ci s’annonce pour le moins clair. « On a encore tout à faire, soutient Jean-Baptiste Degez. Notre objectif est de continuer le développement, de notre service. L’objectif est de recruter 200 personnes supplémentaires en 2018, tout en se développant fortement en Allemagne ». Le tout, en respectant une maxime simple : toujours proposer le meilleur service possible.


Doctolib en chiffres
400 salariés
40 000 médecins répertoriés dont 2000 à Lyon
12 millions de visites par mois sur internet
100€, soit le montant versé chaque mois par les praticiens pour bénéficier de l’ensemble des services de Doctolib (référencement, SMS et emails de de rappel, formation, suivi et maintenance)