Par Morgan Couturier

Animé depuis la fermeture du Choochoo par l’envie d’édifier son propre restaurant festif, Arthur Donjon a trouvé son bonheur dans le 6ème arrondissement de Lyon.

Il faut croire que le destin fait bien les choses, et que quoi qu’on dise, la vie est bien trop courte pour ne pas être vécue selon ses rêves. On peut donc être vu comme le « petit prince de la nuit » et se prendre à rêver en grand. Parce qu’en suivant les cours de l’Histoire (avec un grand H), Arthur Donjon peut se rappeler qu’un tel prénom fut déjà porté très haut. Sur le trône, tel un roi, un king, un titre que le Lyonnais adossera bientôt à la devanture de sa dernière création : un restaurant festif, « chic et select », baptisé… Kinga.

Un rêve devenu réalité depuis la récente acquisition du Comptoir, tenu jusqu’alors et pendant 9 ans, par Geoffrey Lafarge et Christel Louveau et dont la majestueuse marquise trône à l’angle des rues Juliette Récamier et Masséna. « J’ai appris en parlant dans un bar que Geoffrey vendait. En l’espace d’un mois et demi, on a signé », expose le jeune entrepreneur, propriétaire du fonds depuis le 6 juillet dernier (l’immeuble appartient à l’indivision Kahlouche). Soutenu par son père Jean-Paul (co-fondateur du First et de l’AperiKlub) et son beau-père, Olivier Vicoletto, voilà donc Arthur Donjon prêt à dresser les contours d’un projet qu’il « mûrit petit à petit ».

Brasserie chic le midi, restaurant festif le soir

« C’est vraiment un pas important pour moi », fait-il ressortir, à l’heure où la réalité dépasse la fiction, et admet l’idée d’une ouverture à l’automne prochain. « On casse le bar, on refait tout. On aimerait bien ouvrir début octobre », glisse-t-il, non sans une note d’excitation. D’ambition aussi, le gérant ambitionnant de devenir « l’affaire de la ville ».

Pour parvenir à pareil grade, Kinga se donne déjà les moyens de ses ambitions. Sous la houlette de l’architecte Aurélie Da Eira (Solyper), l’établissement de 120m2 s’apprête en effet à épouser le décor inspirant « des années folles ». « Un peu Gatsby », précise le maître des lieux, dont les origines italiennes seront immanquablement retranscrites dans l’assiette. La quête d’un chef à peine entamé, l’ancien chef de rang s’imagine ainsi régner sur une « brasserie un peu chic ».

Le site devra alors sustenter près de 70 couverts en intérieur, et jusqu’à 90 en extérieur. Un chiffre amené à gonfler, le Lyonnais ayant pour ambition de s’agrandir afin de rajouter quelques précieux mètres carrés supplémentaires (et une vingtaine de couverts, ndlr). De nouvelles terres propices à de grandes ambitions.

Celles de « lancer des vendredis après-midi festifs », en plus d’une invitation à danser perceptible jusqu’à une heure du matin, du mardi au samedi. Ainsi sont les efforts nécessaires pour s’imposer. Malgré le titre octroyé à son établissement, Arthur le sait : on ne naît pas roi, on le devient !