Propos recueillis par Laurent Argelier – Illustre champion olympique de danse sur glace, le Brondillant reste un homme impliqué dans la capitale des Gaules. À l’aise sur les planches comme au micro, Gwendal Peizerat en fait à nouveau la démonstration en rejoignant les bancs de Cœur Lyonnais, aux côtés de Jean-Michel Aulas. 11 ans après sa dernière expérience en politique, l’ancien conseiller régional de Jean-Jack Queyranne se réengage pour Lyon.
Le voilà placé en 35eme position sur la liste « mairie centrale » du candidat Cœur Lyonnais et pressenti pour occuper le poste d’adjoint aux sports. Une délégation pour laquelle l’ancien danseur sur glace souhaite apporter son expérience, à la fois sportive et politique. Interrogé par Lyon People, l’intéressé se livre en exclusivité.
Lyon People : Dire « oui » à Jean‑Michel Aulas, ce n’est pas seulement un choix politique. C’est un choix personnel. Qu’est‑ce qui, chez lui, vous a touché au point de vous engager à ses côtés ?
Gwendal Peizerat : Les raisons de son engagement : un désir de servir sa ville, un moyen de lui rendre tout ce qu’elle a pu lui offrir durant sa vie bien remplie. Donner de son temps pour la collectivité sans avoir à répondre à un besoin personnel financier, de statut ou de reconnaissance.
En cas de victoire, vous deviendrez adjoint aux Sports. Qu’est‑ce qui, dans cette mission, vous fait réellement vibrer ?
L’occasion d’offrir à nouveau de mon temps pour promouvoir le sport et l’activité physique sous toutes ses formes. Après le travail réalisé à la Région grâce à Jean-Jack Queyranne auprès des ligues et des lycées, c’est un moyen de préciser cette action auprès des clubs et des écoles. Il y a aussi de grands rendez-vous sportifs et de grands projets prévus sur Lyon en matière de sport qui vont rendre ce mandat particulièrement dynamique et enthousiasmant.

Gwendal Peyzerat dans l’hémicycle du conseil régional, le jour de l’élection de Jean-Jack Queyranne à la présidence, le 26 mars 2010
Soyons directs. Qu’apportez‑vous à cette équipe que personne d’autre ne peut apporter ?
L’expérience d’une vie consacrée au sport, une expérience politique réussie à la Région, un réseau élargi et une image publique associant compétence, probité et proximité.
Vous venez du sport de haut niveau. Quelle est la « méthode Peizerat » que vous souhaitez injecter dans la vie publique lyonnaise ?
Mon expérience à la Région m’a appris que ce n’est pas l’approche par le haut niveau qui prime dans le développement du sport mais bien de soutenir et renforcer les fondements du sport français qui sont basés sur les bénévoles et les clubs. Du haut niveau, je garderai l’ambition, la persévérance, la résilience et le potentiel énorme d’inspiration que les champions Lyonnais peuvent représenter auprès de la jeunesse de cette ville.
Dans six ans, si vous êtes élu, qu’est‑ce qui vous ferait dire : « J’ai eu raison de m’engager avec Jean‑Michel Aulas » ?
Si nous pouvons ressentir qu’une majorité des Lyonnais souhaitent que notre engagement pour la ville se poursuive. Si le bilan global est satisfaisant, je veux qu’ils puissent dire que nous avons apporté du renouveau et du dynamisme à cette belle ville déjà dotée d’exceptionnels atouts.
Quel souvenir fort de votre mandat régional vous a donné envie de revenir aujourd’hui à Lyon ?
La découverte surprenante au début de mon mandat en 2010 était que la personne politique devient une sorte d’antenne sur le terrain, capable de capter les véritables préoccupations de la population. Si on est à l’écoute et détaché du besoin d’être réélu, il est alors vraiment possible de faire avancer les choses.
Vous l’avez appelé avant de dire oui à Jean‑Michel Aulas. Qu’est‑ce que Jean‑Jack Queyranne vous a dit, précisément ?
Il m’avait choisi en 2010 pour mes compétences sportives et managériales et avait souhaité que je garde ma « bannière » société civile. Mon engagement auprès de JMA (lui-même société civile) lui est apparu comme pertinent pour la ville et en matière de sport, nos parcours respectifs lui semblent complémentaires et très positifs. Il m’a encouragé à suivre cette idée.

« Quand elle me… » son premier album sorti en 2018
Êtes-vous la caution de gauche de Jean-Michel Aulas ?
Nous avons tous les deux une approche politique très pragmatique liée à nos histoires personnelles ayant des points communs. Nous sommes tous deux enfants d’enseignants, avec une éducation plutôt inspirée par la gauche et cependant nous sommes chacun à notre niveau (bien plus modeste pour moi) des entrepreneurs, dirigeants d’entreprises. Je ne pense pas que JMA ait besoin d’une « caution » de gauche mais si je devais l’être, je ne renierais en rien cette sensibilité et cet engagement naturel que j’ai eu auprès de JJQ qui reste pour moi un modèle d’humanité et de courtoisie dans un monde politique de plus en plus violent et indécent.
Après le champion, le chanteur, le comédien… demain peut‑être l’adjoint aux Sports. Après quoi courez‑vous vraiment ?
Le goût du partage. Ce qui m’a manqué après ma carrière de sportif c’est le contact avec le public. C’est ce que je recherche et retrouve dans la scène musicale ou la scène théâtrale. Dans tous ces domaines finalement, le sportif, l’artiste ou l’homme politique, on devient un média pour transmettre ou recevoir des messages ou des énergies. Quand on ressent qu’on a suffisamment de force en nous pour transmettre des messages et de l’énergie positive, il me parait sain dans ces temps perturbés par la division et les positions extrêmes de participer même modestement à l’apaisement de nos relations humaines.



















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