Texte : Morgan Couturier – Saluée pour sa capacité à sublimer le concours Miss Grand Lyon, l’ancienne responsable marketing est habituée à tirer le meilleur de chaque individualité. Alors depuis le mois de septembre 2025, la souriante lyonnaise aide les élèves, les femmes comme les entrepreneurs à se révéler. Avec son entreprise Talentez-vous by SL, Sophie Laviéville en est persuadée : un projet professionnel qui marche est un projet dans lequel s’alignent « l’image intérieure et l’image professionnelle ».
C’est la définition même du mot : la sincérité est une qualité. Une marque de grandeur, à ranger tout en haut des valeurs à porter. Et pourtant, celle-ci semble avoir encore besoin d’un peu d’encouragements, sinon de soutien pour devenir unanime.
Ainsi apparaît Sophie Laviéville, dont le sourire, rarement absent de son visage, fait aujourd’hui figure de parfaite égérie. Depuis peu, l’intéressée s’est d’ailleurs lancée dans une nouvelle aventure professionnelle, dans laquelle se plaît à faire de la sincérité le sujet de toutes ses actions.
Pour ce faire, l’ancienne icône de beauté a trouvé les mots, l’idée et un concept, réunis sous la bannière d’une micro-entreprise : Talentez-Vous by SL. Il faut dire que la présidente du comité Miss Grand Lyon a cela en elle. Elle aime tirer le meilleur de chacun, voire à prioriser la personnalité plus que la beauté du corps. Un modèle élémentaire que la Lyonnaise se dit prête à transposer un peu partout. Et ce, jusqu’à ce monde réputé féroce qu’est l’entrepreneuriat.
« Si une entreprise n’a pas les mêmes valeurs que soi, ça ne fonctionne pas »
« Si on ne crée pas une entreprise qui a les mêmes valeurs que soi, ça ne fonctionne pas », expose cette dernière, dont les expériences personnelles comme professionnelles ont abouti à une analyse : la franchise finit toujours par payer. « En entreprise, les employés ne font plus confiance à leurs dirigeants. Mais c’est à ces derniers de montrer qui ils sont. Je veux les aider à parler vrai. Parce qu’humainement, ça peut faire avancer les choses », assure-t-elle.
Alors derrière les ateliers collectifs, les rencontres comme les exercices d’accompagnement individuel, Sophie Laviéville se livre à son exercice préféré : aider les gens. « J’ai besoin de me challenger. J’ai pris des coups. Pour les rendre, ça m’oblige à être encore meilleure. C’est aussi cela le sens de ma transmission : ça peut être bien de montrer sa vulnérabilité et que l’on peut rebondir. Je travaille beaucoup sur l’échec », expose l’ancienne Miss, dont l’expérience s’étend aux femmes « qui ne se sentent pas forcément légitimes ».
Résultat, de nombreuses écoles (ISCPA, ISG Luxe, MBA ou encore Sciences U) ne restent pas insensibles à ce discours. Même constat pour les élèves, visiblement attentifs à cette vision plus humaniste du commerce. « On vit le cours par le corps. Ce n’est pas l’image qu’il faut travailler mais qui ils sont. Il faut trouver où ils sont performants », poursuit-elle.
Si bien que sur les bancs de l’école, là où la dispersion scrute la moindre faille, Sophie Laviéville réussit aujourd’hui le pari de captiver. « Ils sont super contents parce que je mets du sens dans ce qu’ils apprennent. Je valorise qui ils sont, leur posture. Le but, c’est de les impliquer en tant qu’acteurs de leur parcours », présente cette enseignante 2.0. De quoi prouver que l’être humain peut être foncièrement bon. Mieux, qu’il est de bonne grâce de chercher à « trouver et à retenir le meilleur de chaque personne ».

















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