Texte : Morgan Couturier – Impliqué dans le nouveau plan de mobilités imaginé par la Métropole de Lyon, Lyon Parc Auto souhaite participer à la redynamisation de la Presqu’île. Pour cela, son nouveau président, Emmanuel Hamelin, promet d’engager les mesures nécessaires.

Et pour cause, pour rendre la Presqu’île à nouveau attractive, les automobilistes doivent pouvoir se garer. Sans trop se ruiner. Hélas, le désamour pour la voiture du précédent exécutif s’est largement fait ressentir.
Sous la présidence du cycliste amateur Fabien Bagnon, les prix ont explosé. Le tarif horaire au quart d’heure est passé de 65 centimes en 2019 à 85 centimes en 2025, soit une augmentation de 31%. Les abonnements résidents ont eux aussi été frappés par une hausse de 26% passant sur la même période de 105,90€ par mois à 133€.
Les écologistes avaient voté une hausse annuelle de 6% des tarifs horaires
Difficile dans ces conditions d’attirer les habitants de la périphérie lyonnaise, de plus en plus tournés vers les commerces extérieurs. En conséquence : la fréquentation des parcs LPA n’a de cesse de baisser. D’après les chiffres fournis par LPA Mobilités, elle serait en régression de 20% sur les deux dernières années. Pire, leur taux d’occupation atteint aujourd’hui péniblement les 50%.
Bonne nouvelle pour les usagers : Emmanuel Hamelin et la Métropole de Lyon ont annoncé le gel de ces augmentations là où Bruno Bernard et ses équipes avaient voté une hausse annuelle de 6% des tarifs horaires jusqu’en 2032. « Nous souhaitons porter un message clair : nous voulons rendre à nouveau la Presqu’île attractive », a réaffirmé le nouveau président.
Une baisse des prix envisagée ?
Un gel mais pas de baisse ? L’idée d’alléger la tarification est à l’étude, mais la tâche est particulièrement complexe. Les comptes de LPA Mobilités sont au plus bas, victimes de la politique écologiste, du déficit généré par le développement de l’activité d’autopartage (jusqu’à sa vente à la SPLM en 2024) ou encore de certains investissements (tel que la construction de la vélostation de la Part-Dieu, financée à hauteur de 12 millions d’euros).
Emmanuel Hamelin aspire ainsi à trouver de nouveaux revenus avant d’envisager une baisse des prix du stationnement. Une chose est sûre : ils arrêteront d’augmenter.
















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