Lyon, la ville où il est devenu plus cher de se garer que de se loger

17 mars, 2026 | Actualités Lyon, BRUITS DE BOUCHONS | 0 commentaires

Texte : Marco Polisson – Mono produit, mono politique. On ne pourra pas reprocher à Grégory Doucet de manquer d’imagination et de constance dans son obsessionnelle guerre contre les voitures. Il a développé un véritable arsenal.

Pour mener à bien leur chasse aux automobilistes, débutée il y a 6 ans (et pour 7 ans encore ?), les écologistes ont déployé un véritable arsenal comprenant aussi bien des fermetures de voies de circulation, le déploiement des voitures radars LAPI et bien entendu la hausse spectaculaire des tarifs de stationnement. Après la suppression de 1700 places dans les parkings souterrains (et des centaines en surface), ils ont même inventé la discrimination tarifaire.

L’attaque au portefeuille…

La Ville de Lyon a refondu sa grille tarifaire de stationnement dès 2024 en prenant le parti de majorer les véhicules les plus imposants, qu’ils soient résidents ou visiteurs. « Une mesure inédite, justifiée au nom du partage de l’espace et de la santé publique. Une tarification sociale est aussi ajoutée à cette nouvelle grille. » selon nos confrères de La Tribune.

En octobre 2025, il a été démontré que les écologistes matraquaient les automobilistes des 2 arrondissements de droite, le 2eme et le 6eme grâce à leurs voitures LAPI – Photo © Pascal Piérart

En clair, si vous possédez un véhicule électrique, vous avez droit à une petite baisse de tarif, idem si vous êtes considéré comme membre d’un foyer à petits revenus. Tout cela pour justifier la surcharge tarifaire appliquée aux « véhicules plus lourds qui ont un impact bien plus important sur le climat. Ils consomment davantage de carburants, nécessitent davantage de matériaux pour être construits et, pour les véhicules électriques, des batteries bien plus importantes. » annonce la municipalité.

Gros SUV  =
+27% d’accidents, selon les compteurs écolos

Et le vélocipède adjoint aux mobilités de se lancer dans un téméraire cours de mécanique : « En outre, [ils] présentent de nombreuses autres externalités : les accidents sont plus graves (en particulier les pare-chocs sont à hauteur des organes vitaux des piétons (les bijoux de famille, ndlr), le freinage émet davantage de particules fines, et ils occupent davantage d’espace public […]. » On a ensuite droit à une démonstration hasardeuse sur les risques que font peser les SUV en matière d’accidentologie, de pollution, et d’espace public. De quoi justifier la décision de leur appliquer une surtaxe tarifaire de 125%.

Le grand remplacement urbain

Cette nouvelle mesure anti-familles qui se rajoute à la suppression de la double vignette résident n’a qu’un but : faire fuir les ménages aisés et politiquement incorrects (c’est-à-dire ni LFI, ni d’ultra gauche) du centre-ville de Lyon, pour mener à bien la politique de grand remplacement urbain au cœur du projet écologiste *. Ces derniers savent que pour conserver le pouvoir à Lyon dimanche prochain, ils doivent impérativement poursuivre son changement sociologique.

Photomontage Lyon People

« Se garer aujourd’hui dans Lyon est devenu plus cher que de s’y loger » constate amèrement Bernard L (qui tient boutique coquine près de l’hôtel de ville). « Cela fait fuir nos clients extérieurs ! » Et pour cause. Pour un petit véhicule (moins d’une tonne), il faut compter 35 euros pour 10h (soit 910 euros par mois), puis 55 euros pour un véhicule intermédiaire entre 1 et 1,9 tonnes (soit 1 430 euros par mois) pour grimper à 80 euros pour un véhicule lourd de + de 1,9 tonnes (soit 2 080 euros par mois).

On peut légitimement parler de racket institutionnalisé. Cette politique appliquée par Eric Piolle entre 2014 et 2020 à Grenoble a conduit à la fuite des CSP+ et à la paupérisation du centre-ville. Et garantit sa réélection en 2020. A Lyon, on a assisté au même phénomène lors du premier tour de dimanche dernier avec la victoire de tous les maires de droite dans l’ouest lyonnais. La sociologie lyonnaise vire à la grenobloise.


DÉCRYPTAGE

Mesure anti-sociale et anti touristique.
Le stationnement payant ne prend plus de vacances en août

En quête de fonds pour renflouer les caisses de la mairie, Grégory Doucet a décrété en mai 2025 la fin du stationnement gratuit au mois d’août. Les Lyonnais en avaient pris l’habitude, au 1er août, les questionnements internes s’estompaient, emportés dans les valises des aoutiens. Finis jusqu’alors les doutes sur le bon paiement du stationnement ou si l’horaire laissait ou non plus ou moins de chances d’être contrôlé. Le stationnement devenait tout simplement gratuit. Mais depuis le vendredi 1er août 2025, ces problématiques subsistent, Grégory Doucet ayant décidé de mettre fin à cette parenthèse de gratuité pour remplir le tonneau des danaïdes de la Ville et financer les « œuvres d’art » de la place Bellecour (1 600 000 euros) ou de la rue de la République (50 000 euros). Objectif : engranger de plus de 856 000€ de recettes. MC
<a href="https://www.lyonpeople.com/author/marco" target="_self">Marco Polisson</a>

Marco Polisson

Rédacteur en chef
Co-fondateur du magazine.
En charge de la rédaction et responsable des partenariats.
Délégué à la protection des données RGPD

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