Texte : Matthias Arguel – Dans le 8ᵉ arrondissement, le génie écologiste a encore frappé. Pour laisser place à leur Voie Lyonnaise numéro 8, les élus verts ont décidé de réduire le stationnement. Mais pour profiter des rares emplacements restants, il faut désormais jongler avec les différents usagers de la route. Grégory Doucet peut se pavaner à vélo, les travaux sur l’artère sont, à la différence de bon nombre d’entre elles, bel et bien terminés. Ont-ils amélioré la vie du quartier ? Rien n’est moins sûr. C’est en tout cas l’avis de certains lecteurs, qui n’ont pas manqué de nous alerter sur la réfection de l’avenue Jean Mermoz, sur laquelle se déploie désormais un tronçon de l’autoroute à vélos n°8. 
Des aménagements imaginés en dépit du bon sens
Par acquis de « conscience »*, les écologistes ont eu la bonne idée de conserver une place de stationnement par intersection. Hélas, ces emplacements ont visiblement été mal pensés puisque pour se garer dans l’unique zone de stationnement aménagée, les automobilistes sont obligés de… rouler sur la piste cyclable pour ensuite mener à bien leur manœuvre. > A lire sur le même sujet : Les écologistes inventent un nouveau concept : la piste cyclable intégrée à l’arrêt de bus Par simplicité, l’aménagement de la voirie aurait pu imaginer un stationnement simplifié en marche avant, mais les écologistes ont trouvé bon d’installer un large trottoir en amont. Résultat, les véhicules n’ont d’autre choix que de réaliser un créneau en s’insérant sur la piste cyclable. Une voie qui est pourtant censée assurer une certaine sécurité à ses usagers. 
Mise à jour après vérification sur le terrain :
Alertés par plusieurs lecteurs (et piqués dans notre curiosité), nous sommes retournés avenue Jean-Mermoz pour examiner la situation de plus près. Sur place, nuance : si certaines places sont bien destinées au stationnement des trottinettes, l’une d’entre elles (photo ci-dessous) ne comporte aucun marquage au sol ni panneau spécifique indiquant un usage réservé. Une voiture y est d’ailleurs stationnée en toute logique, ce qui contraint effectivement les automobilistes à empiéter légèrement sur la piste cyclable pour circuler.
Et à la vision élargie des images, nous devons reconnaître avoir été surpris, comme nombre de riverains, que des trottinettes bénéficient d’un espace aussi conséquent. Les automobilistes qui pensaient disposer de quelques emplacements de secours devront visiblement s’y faire : le stationnement semble voué à disparaitre sur cette portion de la chaussée.
Comme souvent à Lyon, la frontière entre expérimentation urbaine, signalétique créative et interprétation des usagers peut parfois prêter à confusion. Une chose est sûre : sur ce tronçon de l’avenue Jean-Mermoz, la cohabitation entre voitures, trottinettes et vélos relève presque de l’exercice d’équilibriste.
A suivre…




















Bonjour,
Les logos trottinettes sur le sol montrent que ce n’est pas une place de stationnement voiture comme vous l’indiquez mais une place pour les trottinettes en libre service.
Donc il ne s’agit pas d’un aménagement mal pensé comme vous le dites (mais un aménagement qui limite les places de stationnement de voitures sans aucun doute)
Situation d’autant plus étrange qu’elle est en contradiction avec la mise en application de la nouvelle réglementation interdisant le stationnement des automobiles et des utilitaires de livraison à proximité immédiate d’un passage protégé, à fortiori en angle de rue ?
ça tombe bien, c’est un emplacement pour trottinette.
Décidément « le nouveau détective » « Matthias Arguel n’en loupe pas une ».
Il serait temps de faire un check up chez l’ophtalmo.
Apparement il a été loupé (malgré l’oeil acéré) que cette place de stationnement apparait clairement sur vos clichés comme étant dédiée aux trottinettes… Il faut peut-être repasser chez l’ophtalmo pour mettre à jour sa vision. Même si je pense qu’ici la démarche est purement dénigrante à l’encontre de nos chères escrologistes. 😉
Il faut virer ces écolos/gauchistes au mois de Mars prochain et vite.
Encore faudrait-il que le journaliste ait contacté les services de la mairie afin de savoir s’il s’agit d’une erreur de la société de travaux publics, d’une obligation légale (une place réservée à un usage rare et particulier), ou d’une volonté de ceux qui ont établi ce plan (ce qu’affirme l’article).
Je me permets d’en faire la remarque car dans ma rue une société mandatée pour faire le marquage au sol a transformé une voie de circulation (systématiquement utilisée comme places de parking sauvages) en place de parking réelles. Si bien que la fourrière, qui passait au moins une fois par semaine, ou à la demande lorsque les véhicules empêchaient la circulation des camions, ne passe plus. La rue est donc régulièrement bouchée.
Il conviendrait donc de disposer d’une réponse des services municipaux afin d’éclairer la question. Pour ce qui concerne mon problème personnel, les questions sont sans réponse depuis 1 mois et demie (mais je ne suis pas journaliste…).
Les places de stationnement mentionnées ici n’en sont pas, et les véhicules n’ont pas à s’y stationner.
Hormis le marquage au sol montrant bien qu’il s’agit d’emplacements dédiés au stationnement des trottinettes, elles sont situées à moins de 5 m en amont d’un passage piéton, espace où il est interdit, depuis 2019, de stationner un véhicule (voiture, camion, scooter, moto) pour garantir une bonne visibilité sur le passage piéton.
L’auteur de l’article se garde bien de prendre en photo le marquage au sol… étrange…
Ce un espace de stationnement pour trottinettes (pictogramme au sol). Les véhicules dont les plaques sont diffusés sont donc en infraction.
C’est parce que c’est pas une place de stationnement pour voiture en fait.
C’est impressionnant comme vous êtes fort … vous ne faites que de râler, c’est peut-être votre sport de prédilection.
Il suffit de faire attention aux images ci-dessous, C’EST UN PARKING RESERVE AUX TROTINETTES, DONC LES VOITURES N’ONT PAS LIEU D’ETRE LA !!!