Texte : Patrick Deschamps – À peine rentré d’un déplacement à New York, le Cardinal François-Xavier Bustillo, évêque d’Ajaccio, a fait escale à Lyon ce lundi 2 mars 2026. Cette visite – annoncée sur notre antenne – s’inscrit dans une période d’intense rayonnement pour le prélat corse, devenu une voix incontournable sur les fractures qui traversent la société française.
Une voix de vigilance dans un monde polarisé
Fidèle à sa réputation de « bâtisseur de ponts » entre l’Église et le monde civil, le Cardinal est venu partager son expérience de terrain. Après une intervention remarquée devant le MEDEF en février dernier, il a poursuivi sa réflexion à Lyon autour d’un thème central : « Réparations : une société fracturée peut-elle survivre ? ».
Son passage coïncide avec un agenda religieux et sociétal chargé :
- Le temps du Carême : Une période de proximité où il multiplie les rencontres avec les communautés locales.
- Le débat sur la fin de vie : En écho aux discussions législatives à l’Assemblée nationale, il a porté une parole empreinte de vigilance et d’humanité.
- Dédicace : Avant sa conférence, il a pris le temps de rencontrer ses lecteurs pour la signature de son dernier ouvrage, précisément intitulé Réparations.
Une ferveur populaire impressionnante
Le style direct du Cardinal et son habit de franciscain (Frères mineurs conventuels) séduisent bien au-delà des cercles catholiques habituels. Sa présence médiatique, plus extravertie que celle de l’archevêque de Lyon, Mgr Olivier de Germay, a attiré une foule compacte venue rencontrer celui que certains médias présentent comme le futur pape.

Certains évêques remplissent les églises quand d’autres les vident. Heureux soient les Corses
Près d’un millier de fidèles ont investi Saint Bonaventure, au point qu’il fallait « jouer des épaules » pour circuler, laissant de nombreux participants debout. Cette célébration, inscrite dans l’année jubilaire de Saint François d’Assise, perpétuait la tradition des « messes des Corses » organisées sur le continent.« Il est essentiel que l’âme corse, sa culture et son identité débordent de l’île dans un esprit ouvert et universel. » a affirmé le Cardinal Bustillo.
Entre polyphonies et fraternité
L’événement a été rendu possible grâce à l’organisation du chanoine de la basilique Saint-Bonaventure, le père Patrick Rollin, et la forte mobilisation de l’Amicale des Corses de Lyon et de son président, David Mariani. La liturgie, magnifiée par un chœur polyphonique corse, a atteint son apogée lors d’un vibrant Dio Vi Salvi Regina.

Son éminence le Cardinal Bustillo évêque d’Ajaccio, Liliane Lemasson, Jean Lucciani vice-président de l’Amicale des Corses de Lyon, Michelle Mariani (en blanc) et David Mariani, président (en rouge) – Photos DR
Le Cardinal a insisté sur la nécessité de ces moments de communion face aux « crispations » actuelles, soulignant l’importance de faire perdurer les belles traditions familiales et festives. La soirée s’est conclue par un verre de l’amitié convivial à Saint-Bonaventure, grâce au concours de figures des Authentiques bouchons lyonnais telles que Mado (La Tornade Blonde) et Gilles Tinet (Le Vétéran).

L’échange s’est prolongé sur le parvis de la basilique



















0 commentaires