Par la rédaction – Alors que Grégory Doucet se réjouit des épreuves de glace à Lyon, les écologistes de la Région s’inquiètent du financement encore opaque de l’événement.
La carte des Jeux Olympiques d’hiver 2030 est dévoilée. Vendredi dernier, la répartition des sites a confirmé ce que le microcosme lyonnais attendait : les épreuves de glace se tiendront bien dans la capitale des Gaules. Une nouvelle qui réjouit le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet qui s’est offert une nouvelle posture sportive après avoir craché sur le sport-business et le Tour de France durant le dernier mandat.
Un triple axel idéologique qui n’est pas du goût de ses amis zadistes qui siègent dans l’hémicycle de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Leur enthousiasme est nettement plus mesuré. Les élus écologistes freinent des quatre fers. Leur motif d’inquiétude tient en une question : qui va payer l’addition ? Selon eux, le financement de ces Jeux reste encore trop flou pour susciter l’adhésion.
Une divergence qui dessine en creux les lignes de fracture entre deux écologies.
Celle, démagogique du maire écolo-lfiste de Lyon, qui dit voir dans ces JO une vitrine internationale pour la ville (sic) et surtout une bonne façon de redorer son blason personnel passablement écorné depuis sa réélection in extremis. Et celle, plus idéaliste ou prudente selon les lectures, des élus verts régionaux, qui redoutent une facture non maîtrisée pour les collectivités et l’impact environnemental de l’événement.
La question du financement n’est pas anodine dans un dossier olympique. Les précédents internationaux ont montré que les coûts initiaux explosent souvent, laissant les territoires avec des équipements coûteux à entretenir et des dettes à rembourser. Les Verts régionaux n’ignorent pas ces écueils et manifestent leur réticence à s’engager sans visibilité budgétaire claire.
Dans ce jeu d’équilibriste entre ambition métropolitaine et prudence régionale, on attend désormais de voir quelle sera la position de Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon depuis mars dernier. Celle qui a fait de la rigueur gestionnaire l’une de ses marques de fabrique devra arbitrer entre la poker face olympique arborée par Grégory Doucet et les réserves budgétaires exprimées par la Région.
Un dossier qui promet de révéler les rapports de force entre collectivités.
















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