Texte : Morgan Couturier – Au lendemain d’un week-end chaotique, de nombreuses mairies ont organisé « un rassemblement » ce lundi 19 octobre 2026, à l’appel de l’AMF. Dans le 6eme arrondissement de Lyon, le maire Samuel Soulier en a profité pour condamner les faits commis par « des gens enragés venus pour casser » et apporter son soutien aux commerçants.
Il n’y eut guère besoin d’atteindre le perron de la mairie pour comprendre que le week-end passé avait laissé des traces, au point d’animer toutes les conversations. Dans la rue, nombreux étaient alors les riverains à aborder le sujet et à se désoler des débordements enregistrés lors de la mobilisation du 17 octobre. « On s’en serait bien passé », glissait ainsi une habitante du 6eme arrondissement au moment de croiser une voisine. Les regards sont tristes, les propos affirmés, le dégout prononcé.
Devant une centaine de personnes, le maire Samuel Soulier a tenté de calmer l’atmosphère, dans ce contexte déjà particulièrement tendu. Parmi les présents : l’écailler Éric Giraud, le président de l’agence Syntagme, Érik Roux de Bézieux et son épouse Élodie, conseillère métropolitaine. « Des gens ont assisté bouche bée à des scènes de violence et de saccage qu’aucune personne ne comprend », glissa-t-il en introduction, refusant alors d’établir un lien entre les revendications des lycéens et la destruction de l’office de tourisme.
« Il faut tirer les leçons de ce qui s’est passé pour éviter que ça se reproduise »
« Des gens enragés sont venus pour casser. Rien ne justifie que l’on pille, que l’on brûle une enseigne, que l’on incendie un bâtiment ou que l’on mette en danger des vies humaines », a condamné l’élu, entouré de ses adjoints et applaudi par le sénateur Christophe Guilloteau, la mémoire de Lyon Hervé Brun et deux vice-présidents de la Métropole de Lyon, Emmanuel Hamelin (ci-dessous) et Laurence Croizier.
Mais alors que de nouvelles mobilisations sont annoncées, Samuel Soulier s’est voulu inflexible : « il faut tirer les leçons de ce qui s’est passé pour éviter que ça se reproduise. Ceux qui détruisent ne peuvent avoir le dernier mot », réaffirma le maire du 6eme arrondissement. Épargnés jusqu’alors, les commerçants du quartier espèrent désormais être soutenus et protégés pour éviter de subir « ce qui a été fait en Presqu’île ».
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Alors, en guise de conclusion, le message, approuvé notamment par les noctambules Arthur Donjon et Axel Chabert, le directeur de l’hôtel Warwick, Hieu To, se voulut résolument optimiste : « je ne crois pas à la résignation ni à l’idée selon laquelle ces épisodes seraient une fatalité à laquelle nous devrions nous habituer. J’ai l’intime conviction que l’ordre reviendra » !
Nul doute que les commerçants apprécieront une telle prophétie qui restera lettre morte sans volonté politique. A suivre dès le week-end prochain.

Le rassemblement s’est conclu par la Marseillaise


















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