Texte : Matthias Arguel – L’agression d’une enseignante survenue dans le Var ainsi que la publication d’une vidéo d’une jeune fille se faisant rouer de coups par deux de ses camarades à Saint-Genis-Laval ont remis les violences scolaires au cœur des débats. L’écho de ce traumatisme a naturellement résonné dans la métropole lyonnaise. La candidate Grand Cœur Lyonnais, Véronique Sarselli, souhaite s’emparer du dossier.
« Je refuse que nos enfants et nos enseignants vivent dans la peur ». Le message ne pouvait être plus clair de la part de la tête de liste du mouvement Grand Cœur Lyonnais. Les récents événements l’ont montré, la lutte contre les violences en milieu scolaire est devenue un sujet majeur, à ranger parmi les priorités.
Pour cela, la maire de Sainte-Foy-lès-Lyon l’a annoncé : l’accent doit être mis sur le bien-être psychologique, avec un accompagnement renforcé et une prévention accrue auprès des élèves des 121 collèges de la métropole.
🚨J’annonce un plan choc pour les collèges de la Metropole :
👉 dispositifs techniques pour une sécurité renforcée des établissements
👉 grand plan de prévention de la violence et d’accompagnement de la santé mentale des élèves#GrandCoeurLyinnais https://t.co/1GYqkRKxnS
— Véronique Sarselli (@V_Sarselli) February 5, 2026
« Les réponses sécuritaires sont nécessaires, mais elles ne sont pas suffisantes. Elles doivent être complétées par des politiques renforcées de prévention et de prise en charge de la santé mentale des élèves », a-t-elle présenté.
Un plan pour répondre à la détresse psychologique
Pour agir, l’élue a fixé cinq axes, à commencer par la mise en place d’un fonds métropolitain de 4 millions d’euros dédié à la santé mentale des jeunes de la métropole. Ce projet s’accompagnerait du lancement d’unités d’écoute et d’accompagnement psychologique, ainsi que de la mise en œuvre d’un programme de formation à la détection précoce des troubles psychiques.
En outre, Véronique Sarselli projette de financer 50 postes d’infirmiers et psychologues scolaires d’ici 2030, en accord avec l’Éducation nationale. « L’école doit redevenir un sanctuaire. Cela passe par plus de sécurité, mais surtout par plus d’humanité et de prévention. Nous ne pouvons plus nous contenter de réagir après les drames : nous devons anticiper et accompagner », a-t-elle insisté.
La sécurité matérielle, un autre objectif
En parallèle, la principale concurrente de Bruno Bernard a annoncé vouloir renforcer la sécurité à l’entrée des collèges. « La Métropole de Lyon, compétente sur les collèges, a une responsabilité majeure pour protéger et accompagner ceux qui font vivre l’école au quotidien », a-t-elle exprimé. Les établissements volontaires se verraient ainsi financer intégralement les dispositifs de sécurité, tels que des sas d’entrée sécurisés, des interphones pour filtrer les visiteurs ou encore la mise en place d’une vidéoprotection.
> A lire sur le même sujet : les écologistes relancent la guerre contre l’école libre
Une mise en œuvre étalée sur 6 ans, chiffrée à 3 millions d’euros par an mais jugée nécessaire. Ces dépenses se feraient en concertation avec l’académie de Lyon et les chefs d’établissement. Selon les prévisions de Grand Cœur Lyonnais, le coût moyen par collège serait alors compris entre 100 000 et 200 000€.
« Il s’agit d’une mesure réaliste, financièrement maîtrisée et directement dans nos compétences. Elle constitue une réponse de proximité, efficace et respectueuse des réalités éducatives, pour que chaque collégien de la Métropole étudie en toute sérénité », a assuré la candidate. L’actualité l’a démontré, les besoins sont réels. Véronique Sarselli en est consciente : il vaut mieux prévenir que guérir.


















0 commentaires