Texte : Morgan Couturier – Retirée du projet Lyon-Turin depuis 2022 sur décision des écologistes, la Métropole de Lyon a annoncé son retour au sein du comité pour la Transalpine. Une décision importante alors que le chantier traîne en longueur.
Elle avait été un membre fondateur du projet avant de s’en éloigner dans la lignée du désamour des écologistes pour cette liaison ferroviaire, mais voilà la Métropole de Lyon de retour aux affaires après six ans de dogmatisme et de non-sens. « En s’opposant à ce projet ferroviaire qui va permettre de sortir des milliers de camions des routes alpines, les écologistes ont prouvé une nouvelle fois leur inconsistance idéologique », résume un entrepreneur lyonnais.
Si une délibération doit être soumise au vote en ce sens, lors du conseil métropolitain du 28 septembre prochain, l’issue ne fait guère de doute. En 2024, 42 de 59 maires de la métropole lyonnaise avaient d’ailleurs exprimé leur soutien au projet. Résultat, la collectivité va retrouver la place qui fut la sienne, aux côtés « des grands acteurs publics et économiques » mobilisés autour de la Transalpine.
Ce renouvèlement « traduit un engagement fort en faveur de ce grand projet stratégique, porteur d’enjeux d’attractivité, de décarbonation, de souveraineté et de rayonnement international de la Métropole », a ainsi déclaré la présidente Véronique Sarselli qui a visité le chantier en compagnie de Gilles Gascon le 25 septembre 2025 (photos ci-dessous).
Convaincre l’État de mettre la main au portefeuille
Vouée à offrir « un report modal massif vers le rail des voyageurs et des millions de poids lourds qui transitent à la frontière franco-italienne », cette liaison pâtit néanmoins des différentes oppositions et d’un financement incertain (voir l’interview de Stéphane Guggino à ce sujet). De fait, alors que sa mise en service est programmée pour 2033, le chantier ne cesse de prendre du retard, en particulier du côté français.
Pour éviter un report plus conséquent, voire la mise en place d’un nouveau tracé qui exclurait la capitale des Gaules du projet, la Métropole de Lyon indique « vouloir prendre toute sa part » dans les discussions, aux côtés de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et des différents départements concernés, pour convaincre l’État d’apporter les fonds nécessaires à la concrétisation d’un chantier « pleinement engagé et irréversible ».

















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