Texte : Fanny Suteau – France Digitale a dévoilé son mapping 2026 des startups françaises d’Auvergne-Rhône-Alpes. Avec 423 startups à Lyon et 611 dans le Rhône, la métropole confirme son rôle de locomotive régionale, portée notamment par la santé, les biotechnologies et les technologies numériques.
L’écosystème lyonnais continue de prendre de l’épaisseur. Réalisé par France Digitale avec le soutien de Mesh Ventures, de la French Tech Alpes et de la French Tech Saint-Étienne Lyon, ce nouveau panorama recense 1 311 startups en Auvergne-Rhône-Alpes. Ensemble, elles représentent plus de 20 000 emplois et 7 milliards d’euros levés depuis leur création, faisant de la région l’un des principaux moteurs français de l’innovation.
Lyon, locomotive de l’innovation régionale

Sur 1311 startups dispersées sur le territoire, le Rhône en comptabilise à lui seul 611.
Les startups du Rhône totalisent 10 793 emplois et 2,672 milliards d’euros levés, faisant du département le leader régional, notamment dans le secteur de la santé. Cette dynamique repose sur un écosystème particulièrement dense mêlant universités, laboratoires de recherche, incubateurs, investisseurs et grands groupes.
La métropole accueille plusieurs pépites devenues des références nationales, à l’image d’Agicap, spécialiste de la gestion de trésorerie, de LumApps, plateforme collaborative utilisée par de grands groupes internationaux, de MaaT Pharma, dans les biotechnologies, ou encore de SantéVet, leader de l’assurance santé animale.
« Avec plus de 20 000 emplois et près de trois startups sur quatre qui prévoient de recruter, l’Auvergne-Rhône-Alpes est déjà un moteur majeur de l’innovation », souligne Maya Noël, directrice générale de France Digitale.
Des ambitions désormais européennes
Selon l’étude, plus de 80% des fondateurs estiment que leur implantation en Auvergne-Rhône-Alpes a favorisé leur croissance. Mieux encore, près de trois startups sur quatre prévoient de recruter dans les douze prochains mois, tandis que huit sur dix sont déjà rentables ou ambitionnent de l’être d’ici trois ans.
Pour Nicolas Chapdelaine, de Mesh Ventures, l’enjeu n’est désormais plus seulement technologique. « Les trois principaux défis cités par les fondateurs sont commerciaux : trouver des clients, lever des fonds et accéder aux grands comptes », explique-t-il.
Après avoir démontré sa capacité à faire émerger des champions de la tech, de la santé ou de l’industrie, l’écosystème lyonnais entend désormais transformer cet ancrage régional en réussite européenne. Une nouvelle étape pour une métropole qui n’a jamais autant cultivé son goût de l’innovation.
















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