Lyon. Businove : la clé d’or des aides à l’innovation

29 avril, 2026 | Actualités économiques | 0 commentaires

Texte : Philippe Lecoq – On entre dans un immense open-space lumineux avec vue sur Saône. Une sorte de grand salon avec baby-foot de pro, canapé et écran géants, consoles de jeux bien rangées sur des étagères… Et puis, derrière une verrière, une cuisine tendance suédoise, la chaleur du bois.

De l’autre côté du loft, ils sont là, tous, rivés à leurs écrans, moyenne d’âge environ trente ans, un léger bruit de fond… On se croirait dans les bureaux d’une GAFAM. « J’ai pensé ces bureaux aux Etats-Unis, lorsque nous nous sommes expatriés un peu avant le Covid pour aller y créer une filiale » explique le boss Cyril Lorne, 46 ans.

« Là-bas je travaillais dans ce même genre d’open-space, dans une ambiance à la fois décontractée et sérieuse, avec la possibilité de prendre des moments de détente, et en même temps d’aller s’isoler dans des boxes pour pouvoir travailler, passer des appels aux clients. La cuisine est presque plus grande que l’espace de travail. Il me semble que cela correspond aux attentes de la génération d’aujourd’hui qui a besoin de retrouver au bureau des codes de la maison ».

Cyril Lorne, président fondateur de Businove

Ils sont une grosse vingtaine. Moitié ingénieurs, moitié experts en comptabilité et finances. Des ingénieurs ? « Oui, nous avons des ingénieurs dans tous les domaines des sociétés que nous accompagnons. En biotechnologie, en mécanique, en électronique… Il est important de comprendre les besoins des clients. Et pour bien comprendre leurs besoins, leurs projets, il faut une expérience ou une très bonne connaissance intellectuelle des sujets ». Car l’activité de Businove est une niche d’une extrême précision.

« Nous accompagnons les entreprises sur tout ce qui est financement de l’innovation. Nous les aidons à aller chercher des crédits d’impôt et des subventions à l’innovation en fonction de leurs droits. Cela requiert des compétences assez précises pour définir les projets éligibles aux différents dispositifs de l’État comme le Crédit Impôt Recherche et/ou le Crédit Impôt Innovation. Il faut aussi une compétence financière et fiscale pour pouvoir calculer et valoriser ces montants de crédits d’impôts ».

Doubler de taille dans les 5 ans

Et les clients qui innovent sont beaucoup plus nombreux qu’on veut bien le dire. « 50% de notre activité se fait aujourd’hui dans le digital. Soit des boîtes dans la tech, dans l’IA, les applications, les algorithmes, toute la nouvelle économie, mais aussi des biotech, l’univers de la santé au sens large, sans oublier l’industrie lourde et puis l’industrie qui produit des pièces mécaniques, la plasturgie »…

Les locaux de Businove à Vaise

Des entreprises comme Opinel, qui invente des nouveaux couteaux, ou Mistral qui innove dans l’IA. Le cœur de cible de Businove ce sont les PME. Par goût et par nécessité. « J’ai toujours souhaité m’occuper des PME en croissance. Parce que c’est la PME qui fait le tissu économique, et c’est la PME qui a le plus besoin de notre expertise. Car pour une PME chaque euro compte. J’apprécie également discuter avec un dirigeant, partager sa vision, et voir ensemble comment l’aider à structurer son activité pour aller plus loin en R&D, en innovation, et donc récupérer plus de crédits. Nous sommes à la fois conseillers et partenaires ».

En vingt ans, Businove a essaimé partout en France

La moitié de l’activité se fait à Paris, et un quart sur la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec la vallée du Rhône. Cyril Lorne a même ouvert une agence à Nantes. Avec une forte accélération de l’activité depuis la fin du Covid et le retour des Etats-Unis du boss et de sa famille, dont l’une des traductions est la présence de Businove dans le Top 500 2025 des entreprises de croissance publiée par Les Échos. Chiffre d’affaires ?  2,5 millions d’euros.

Et Cyril ne tient pas à en rester là. Son souhait est de doubler de taille dans les cinq ans.
Pas par plaisir, quoique… « Il y a une taille critique sur ce marché très concurrentiel. Nous appartenons au top 10 des entreprises reconnues mais je pense qu’aujourd’hui, dans un paysage de recompositions, notre taille est un peu juste si nous voulons rester indépendants. Nous avons réussi à le faire les cinq dernières années, il n’y a donc pas de raison de ne pas y parvenir ».

Le chemin pour y parvenir, une recette ?

« Le bonheur au travail. Un sujet passionnant. Car même si l’entreprise n’est pas là pour résoudre tous les maux du monde, elle peut avoir une mission sociale, c’est-à-dire prendre soin des gens qu’elle accompagne, qu’elle emploie. On peut faire les choses bien. On peut avoir un management à la fois responsabilisant et très libre. Juste essayer de faire en sorte que le temps passé avec les gens qui nous sont « confiés », soit… un bon moment ».

Une philosophie. Mieux, un credo.

<a href="https://www.lyonpeople.com/author/philippe" target="_self">Philippe Lecoq</a>

Philippe Lecoq

Journaliste économique et politique
Sa longue expérience de journaliste lui octroie une légitimité naturelle. La ville de Lyon  n’a pas de secret pour lui, alors Philippe Lecoq prend un malin plaisir à nous en conter les meilleurs récits, aussi bien au rayon économique que politique.

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