Lyon. Accroissement alarmant de panneaux « à vendre » sur les commerces

12 février, 2026 | Actualités économiques | 5 commentaires

Texte : Matthias Arguel : C’est au nez et à la barbe de l’(éphé)maire, sous les fenêtres de l’Hôtel de Ville et sous les sabots de la fontaine Bartholdi, que s’opère la déliquescence du centre-ville.

Travaux de voirie monumentaux et fermetures de commerces par dizaines. Le centre-ville lyonnais n’est plus l’idylle qu’il était. Ravagés par les mesures de fermetures de la ville sous mandat des Verts, les commerçants peinent à survivre. Et certains lyonnais ne manquent pas de le relever, à l’image du compte Tiktok Voixdelyon.

@voixdelyon On est allés faire un tour dans le centre-ville de Lyon, vers la place des Terreaux 🏛️ Résultat : rideaux baissés, commerces fermés, rues qui se vident 🛍️❌ Le cœur de Lyon est-il en train de perdre son attractivité ? 🤔 Manque de clients, loyers trop chers, décisions politiques… que se passe-t-il vraiment ? 🏙️📉 #Lyon #aulas #rue #commerce #centreville @Pierre OLIVER @Véronique Sarselli @Cœur Lyonnais @Génération Aulas @tiffany joncour @a_dupalais @jeunesavecdupalais @Béatrice de Montille @Sarah Peillon ♬ son original – VoixDeLyon

Comme son initiateur le montre, un grand nombre d’enseignes de la rue Joseph Serlin a tiré le rideau. Un spectacle désolant dans lequel il suffit d’observer les façades pour attester de leur disparition. Il s’agit pourtant d’un quartier jadis apprécié et envié pour les commerçants lyonnais, en raison de sa proximité avec la place de la Comédie et la place des Terreaux.

Mais encore ce lundi 9 février 2026, Grégory Doucet l’a assuré, la situation n’est pas alarmante. Mieux, pour le maire sortant, Lyon peut se réjouir d’être « la ville avec le plus fort pourcentage d’indépendants ». « Une chance » que sa politique est pourtant en train de « tuer » à en croire les messages placardés sur certaines vitrines.

La dernière trouvaille du maire : offrir des périodes de test aux commerces nouveaux

D’autant que les zones avoisinantes sont elles aussi touchées. Rue Sainte-Marie-des-Terreaux, rue Paul-Chenavard ou encore place Meissonier, les panneaux « à vendre » ou « à louer » sont presque aussi nombreux que les vitrines encore ouvertes. Toutefois, à en croire les dernières déclarations de l’édile, Lyon bénéficie là encore d’un certain « dynamisme commercial ». La réalité à ses fenêtres semble pourtant bien différente.

« Il est fou ce mec, les commerçants ont perdu des tonnes de fric, les fonds de commerces ne valent plus rien et il va faire capoter tous ceux qui oseraient tenter l’aventure », n’a pas manqué de réagir l’ancien agent de joueur, Frédéric Guerra. « Doucet débarque comme une fleur avec des valises de solutions aux problèmes qu’il a créés », complète un autre internaute, visiblement peu convaincu par la dernière trouvaille du maire sortant : aider les commerces nouveaux dans leurs démarches de création.

En effet, face à la presse, l’élu écologiste a répété à l’envie vouloir sauver l’économie locale en proposant notamment d’instaurer des « formules de test de commerces nouveaux ». À la clé des « formules étendues sur plusieurs mois permettant de tester certains commerces » qui n’oseraient pas prendre le risque d’engager un bail.

La galerie des Terreaux, un potentiel sous-exploité

 

Pour cela, l’intéressé se réjouit de bénéficier de fonciers disponibles. Sur ce point, Grégory Doucet ne peut mentir, au regard du nombre de commerces vides d’activités. Sur la question, l’édile évoque notamment à la galerie des Terreaux, fermée depuis près de trente ans. Cette galerie pourrait connaître un certain renouveau.

Selon nos confrères de Lyon Mag, le lieu fait actuellement l’objet de travaux de rénovation visant à transformer l’espace en une artère commerçante composée de commerces de réparation textile ou d’électroménager. Des services utiles, certes, mais bien éloignés du standing que cette place, riche d’histoire et de symboles, semble appeler.

<a href="https://www.lyonpeople.com/author/matthias" target="_self">Matthias Arguel</a>

Matthias Arguel

Le nouveau détective

Lunettes vissées sur la tête, œil acéré, Matthias Arguel n’en loupe pas une. Le costume de journaliste lui va à ravir. Son terrain de jeu préféré : la politique. Prêt à monter au front, dans la fumée des gaz lacrymogènes ou sur le toit d’un tracteur, notre jeune recrue fait preuve d’audace. Une bien belle qualité pour un détective en herbe.

5 Commentaires

  1. Roland pestre

    On améliore les transports pour que les gents viennent en ville,mais d’un autre côté les magazins ferment les uns après
    les autres, il n’y aura plus à y faire, cherchez l’erreur .

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  2. Dumas Lionel

    Nous n’arrêtons pas de le dire, Lyon est une ville mourante. Inverser la vapeur semble difficile vu les dégâts quasiment irreversibles causés par les choix des « verts ». Je suis un lyonnais qui s’est éloigné en banlieue, et je ne reconnais plus ma ville, je n’y vais plus car c’est trop compliqué, trop cher, et vraiment pas sûr !

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  3. Clotilde02

    La vie, c’est du mouvement. Les villes changent, les commerces aussi. Vouloir figer le temps par nostalgie, c’est vain et franchement pathétique. Plutôt que pleurnicher sur “avant”, il faudrait accompagner l’évolution et inventer la suite. Lyon bouge, c’est normal.

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  4. Durail

    bientôt ils seront remplaces par des magasins de blanchiment…

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    • Olivier

      Commerces de proximité ou pistes cyclables pour ecolos bobos ? choisis ton camp camarade… #VivementMars2026

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