Les nouveaux visages de Lyon. Nicolas Mercier, le globe-trotter aux commandes de l’InterContinental Lyon – Hôtel-Dieu

4 août, 2026 | Actualités People Lyonnais | 0 commentaires

Texte : Fanny Suteau – De Singapour à Osaka, d’Istanbul à Sydney, Nicolas Mercier a passé 20 ans à parcourir le monde avant de poser ses valises à Lyon. Depuis décembre 2025, ce passionné d’hôtellerie dirige l’InterContinental Lyon – Hôtel-Dieu avec une ambition assumée : faire rayonner encore davantage cette icône lyonnaise façonnée par l’excellence.

Sous le majestueux Dôme de l’InterContinental, Nicolas Mercier affiche ce sourire franc qui ne le quitte jamais. Grand, élégant dans son costume bleu, le directeur général de l’établissement impressionne d’abord par sa stature. Puis très vite par sa simplicité.

À 47 ans, cet homme qui a dirigé certains des plus beaux hôtels d’Asie parle davantage de ses équipes que de lui-même. Une habitude chez celui qui répète volontiers : « Je ne suis pas le musicien, je suis le chef d’orchestre ».

D’Auxerre aux podiums de Milan

La vie de Nicolas Mercier aurait pourtant pu prendre une tout autre direction. Adolescent, il rêve de football et attire même l’attention de l’AJ Auxerre. Ses parents, pharmaciens, refusent qu’il rejoigne le centre de formation. Une déception immense sur le moment.

Puis vient l’Angleterre, où il part apprendre l’anglais sur une fête foraine de Brighton. Ensuite, le hasard frappe sur les Champs-Élysées. Repéré par une agence italienne, il devient mannequin presque du jour au lendemain. Prada, Armani, Hugo Boss… Pendant près de deux ans, il enchaîne les campagnes entre Milan, Paris et New York.

« Une semaine après cette rencontre, je défilais pour Prada », raconte-t-il encore avec amusement. Mais derrière les projecteurs, Nicolas cherche déjà autre chose. Une vocation plus profonde, née dans la cuisine familiale lorsqu’il observait le sourire de sa mère en apportant les plats à table.

20 ans autour du monde

Diplômé de Vatel à Nîmes, où il rencontre en dernière année Hélène, qui deviendra son épouse, Nicolas Mercier entre dans l’univers de l’hôtellerie de luxe. Genève d’abord. Puis Singapour, Istanbul, Osaka, le Vietnam, Jakarta, Sydney ou encore la Thaïlande.

Durant deux décennies, il gravit un à un les échelons. Directeur Food & Beverage de l’année à Singapour en 2016, il supervise jusqu’à 17 restaurants et bars dans certains établissements géants.

Ce qu’il retient de cette aventure ? L’humilité. « À chaque fois que j’arrivais dans un pays, je voulais comprendre sa culture avant d’essayer d’avoir un impact ». Une philosophie qui l’a conduit à former notamment d’anciens fermiers vietnamiens aux codes du luxe ou à gérer des événements de plusieurs milliers de convives à travers l’Asie.

« Je l’ai regardée et j’ai vu ses yeux pétiller »

Lorsqu’une opportunité se présente à l’InterContinental Lyon – Hôtel-Dieu, fin 2025, Nicolas Mercier est en Thaïlande. Avant même d’envoyer sa candidature, il se tourne vers celle qui partage sa vie depuis l’école Vatel. Celle qui l’a suivie partout dans le monde, qui a accepté, pendant plus de 20 ans, de refaire ses valises au gré des continents et des opportunités.

Nicolas Mercier et sa femme, Hélène.

« Je ne serais jamais devenu celui que je suis sans Hélène », confie-t-il avec sincérité, « il y a toujours un homme ou une femme derrière quelqu’un qui est dans la lumière. Il ne faut jamais l’oublier ». Quand il lui annonce qu’un poste se libère à Lyon, il voit immédiatement son regard changer. « Je l’ai regardée et j’ai vu ses yeux pétiller », se souvient-il. Le lendemain matin, la même étincelle est toujours là. La décision est prise. Direction Lyon.

Lyon, le retour aux sources

Depuis son arrivée, Nicolas Mercier poursuit l’héritage laissé par l’ancienne directrice, Madelijn Vervoord, tout en imprimant progressivement sa marque. Son ambition dépasse toutefois les murs du palace. Il rêve de voir le Grand Hôtel-Dieu devenir un véritable lieu de vie lyonnais, un « poumon de la ville » où habitants, visiteurs et entrepreneurs se croisent du matin au soir.

Une vision portée par deux phrases qui l’accompagnent depuis des années et qu’il emprunte volontiers à Nelson Mandela. La première : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends ». La seconde : « La connaissance est l’arme la plus puissante pour changer le monde ». Deux principes qui résument assez bien l’homme assis sous le Dôme : curieux, profondément humain et convaincu que les plus belles réussites restent toujours des aventures collectives.

<a href="https://www.lyonpeople.com/author/fanny" target="_self">Fanny Suteau</a>

Fanny Suteau

Journaliste. En charge de la rédaction de nos articles. Fraîchement arrivée mais déjà prête à relever le défi de l’actualité.

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