Texte : Morgan Couturier – Dans un climat de tensions entre les cyclistes et les autres usagers, une conseillère métropolitaine a, à son tour, fait l’objet d’agressions verbales de la part d’un cycliste. Pour l’élue, ces insultes illustrent parfaitement une situation visible depuis six ans : « la ville est fracturée ».
Près de 48 heures se sont écoulées et le recul a permis d’évacuer un certain mal-être. Mais à tête reposée, Élodie Roux de Bézieux a trouvé le parfait résumé de la situation : « ces agressions, elles se généralisent » !
Deux ans après l’agression physique de l’animatrice de télévision, Cécile Simeone, dont le témoignage avait fait grand bruit, l’élue métropolitaine a, elle aussi, eu le droit à son altercation. Verbale, cette fois-ci.
En cause, un cycliste qui a trouvé injuste que la Lyonnaise et son mari Erick, PDG de Syntagme, gênent sa progression sur le trottoir. Le tout, pour stopper sa route quelques mètres plus loin, devant la porte d’une maison de retraite dont il était visiblement l’un des soignants.
Ce matin à #Lyon, pour avoir rappelé calmement à un cycliste que le trottoir est un espace piéton, j’ai été insultée. Cet incident illustre une tension croissante dans l’espace public. Le vivre-ensemble exige respect et règles partagées. @Gregorydoucet @V_Sarselli @poliver69 pic.twitter.com/Qxt6HYwcem
— Elodie Roux de Béz (@elodierouxdebez) April 13, 2026
Immatriculer les vélos, le sujet remis sur la table
« On se pousse et je lui dis que c’était interdit de rouler à vélo sur le trottoir. Alors le ton est monté, jusqu’à ce que l’on se fasse insulter », raconte cette Lyonnaise engagée contre le harcèlement scolaire.
« Toi le gros là, avec ta bourgeoise, je fais ce que je veux, ça ne vous regarde pas. Je n’en ai rien à foutre ». Voilà ce qu’aurait proféré ce représentant du nouveau Lyon qui a réélu Grégory Doucet. Et ce, jusqu’à ignorer les arceaux à vélos présents « à 50 mètres de part et d’autre ».
> A lire sur le même sujet : Quand les cyclistes se croient tout permis
« Aujourd’hui, on a l’impression qu’ils prennent tous les droits. La ville est fracturée », expose-t-elle. Mais alors que les pro-vélos l’ont rapidement rangée dans le camp des automobilistes, Élodie Roux de Bézieux l’assure : elle, comme son mari, n’ont plus de voitures depuis 15 ans. « On marche, on fait du vélo, mais nous, on est respectueux des autres. Tout le monde peut vivre ensemble », réagit-elle.

Élodie en campagne avec Jean-Michel Aulas et Béatrice de Montille
Un climat de tensions généré par la politique écologiste
Et pour cause, ces agressions se sont généralisées. « C’est la petite expérience de beaucoup de Lyonnais tous les jours », réagit un certain Nelson Martinez sur X. Même son de cloche du côté de Phil Spark : « Mon fils s’est fait renverser par une trottinette devant le portail de son école. Il s’est fait insulter et il lui a été dit de faire attention en jouant sur le trottoir ».
Alors depuis six ans, les discours sont entendus : les méchants sont soit les « voiturards » soit les cyclistes et les trottinettes qui « se croient tout permis ». « C’est le seul bilan de Grégory Doucet : avoir instauré une énorme tension entre les usagers de la route », résume parfaitement Moctezuma sous le même post.

La suppression des panneaux M12 – qui permettent aux cyclistes de brûler les feux rouges – devra être une des priorités du nouvel exécutif métropolitain.
Il n’empêche, à la différence des élus écologistes, qui ne cessent d’opposer les cyclistes aux automobilistes, la conseillère métropolitaine refuse de verser dans cette guerre nouvelle. Les relations humaines doivent être apaisées. Dans un sens, comme dans l’autre.
Selon la directrice conseil de Syntagme, c’est tout le sens de la mission confiée à Véronique Sarselli et au nouvel exécutif de la Métropole de Lyon. « L’acceptabilité, ça va être le terme de ce mandat. Il va falloir travailler sur ce vivre ensemble et le respect des règles ». Avec concertation, précise-t-elle. Dans le cas contraire, ces fractures pourraient être bien plus profondes. Et les agressions bien plus nombreuses.















Priorité doit être donnée à l’insécurité et les vélos/2 roues dans Lyon/Métropole qui se croient tout permis. Il faut enlever ces panneaux M12 qui leur donne tous les droits et immatriculer ces engins. Dans l’état actuel, NON l’intégrisme écologique et islamique n’autorise pas le vivre ensemble !