Texte : Morgan Couturier et Matthias Arguel – Venu supporter l’Olympique Lyonnais au sein de la brasserie Leffe, Jean-Michel Aulas en a profité pour évoquer son propre match retour, prévu ce dimanche 22 mars. Sur cette place des Terreaux où Lyon « a célébré sa fierté et ses victoires », le candidat à la mairie de Lyon s’est voulu offensif. Hors de question pour lui de s’adonner à la fatalité : la victoire est encore possible.
Il l’a rappelé à ceux qui n’ont pas suivi sa vie d’avant : Jean-Michel Aulas ne donne « jamais de prévision avant les matchs ». Alors l’ancien président de l’Olympique Lyonnais s’est gardé de parier sur une victoire de son équipe favorite ou sur le résultat du second tour. Mais après la défaite du match aller, celui que les bookmakers donnaient favori s’est néanmoins voulu optimiste. « La tendance est dans notre sens », a-t-il affirmé, à l’aube d’un match retour où Lyon peut connaître un « moment de bascule ».
Après s’être bien échauffé au travers d’une conférence de presse d’avant-match, formulée le nez dans ses fiches, Jean-Michel Aulas a alors retrouvé de l’allant, réveillant une consigne de jeu bien connue selon laquelle « la meilleure défense, c’est l’attaque ». Au jeu des questions et des réponses, le fondateur de la Cegid s’est voulu plus pêchu, plus offensif.
Regrouper différentes sensibilités politiques de la droite jusqu’au centre gauche autour de sa candidature fut une première performance, quand « l’accord de la honte » entre les écologistes et LFI est, selon lui, une « dérive politique » et un « poison démocratique ».
« Le maire de Lyon est aujourd’hui isolé », alors Jean-Michel Aulas veut en profiter. Avec ses équipes « soudées, qui vont de l’avant et ne marquent pas de buts contre leur camp ». « Je le dis avec force, nous devons refaire de Lyon une ville qui dit oui à l’emploi, oui à la sécurité, oui à l’investissement », exposa-t-il.
« Voulons-nous redonner à Lyon de la force, redonner son équilibre et redonner son rayonnement ? »
Et ce, avant de critiquer ouvertement une alliance fondée sur deux programmes différents : « Sur la sécurité, ils disent exactement l’inverse. LFI veut désarmer la police, Doucet veut la renforcer, ce qu’il aurait pu faire pendant les six années précédentes. L’un veut enlever les caméras qui permettent de superviser ce qui se passe dans Lyon. L’autre veut en rajouter, ce qu’il n’avait pas fait avant ».
Quant aux tacles appuyés de ses opposants sur un programme impossible à financer, le vice-président de la FFF a enfin retrouvé la vigueur qui fut la sienne. « Bien sûr que c’est finançable. La totalité du programme que nous avons développé ne coûte pas plus cher que l’augmentation du budget de M. Doucet l’année dernière », a-t-il justifié, avec en filigrane, les 500 millions d’euros dépensés par les écologistes pour les cyclos.
Pour clore la rencontre avant de prendre place devant la télévision, épaulé notamment par Wendie Renard et Sonny Anderson, le candidat à la mairie de Lyon a souhaité attaquer une dernière fois le clan Doucet sur leur terrain favori : l’écologie et un dogmatisme aux conséquences néfastes pour la ville et quelques professionnels. À commencer par les services d’urgence.
« On est tombé sur la tête et on a fait un contre-sens dans tous les actes forts qui auraient pu être des actes positifs », glissa-t-il. Hélas, dans la soirée, l’OL aussi est tombé face à plus fort. Une prémonition ? Le clan Cœur Lyonnais s’en dédit. Jean-Michel Aulas aussi. L’homme a encore quelques réflexes footballistiques pour rebondir : « il faut savoir quelquefois perdre le match le jeudi pour gagner le dimanche » !


















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