Texte : Fanny Suteau – Le 16 mars 2026, à Monaco, le Guide Michelin a dévoilé son palmarès : trois restaurants du Rhône décrochent leur première étoile, confirmant le renouveau de la scène gastronomique lyonnaise.
Longtemps regardée comme une évidence, la suprématie lyonnaise s’était un peu fissurée ces derniers mois. Fermetures, travaux, étoiles suspendues… Et puis, lundi soir, la lumière est revenue. Trois macarons, trois histoires, trois visions.
Trois étoiles, trois visages
D’abord, une confirmation. Anthony Bonnet retrouve son étoile à la Cour des Loges, à peine dix mois après sa réouverture. Une cuisine plus libre, plus fine, presque introspective. La maturité d’un chef qui n’a plus rien à prouver, mais encore tout à raconter.
Puis il y a la jeunesse qui bouscule. Bastian Ruga, à la tête de Circle, incarne cette nouvelle génération sans complexe. Une cuisine « sans tabou », hybride, végétale, instinctive. À peine 30 ans, et déjà une signature.
Enfin, la surprise venue de la Métropole. À Saint-Genis-Laval, Yo Miyazaki fait entrer son restaurant L’Étape Dorée dans le cercle très fermé des étoilés. Une adresse encore discrète, désormais impossible à ignorer.
Une scène lyonnaise en reconstruction
Trois tables étoilées de la Région ont disparu cette année, dont celle des Terrasses de Lyon, de l’hôtel de la Villa Florentine, rétrogradée en « sélection du guide », tout comme l’Auberge de l’Abbaye dans l’Ain et Le P’tit Polyte en Isère.
Lyon se devait alors de rebondir. Alors ces nouvelles étoiles ne sont pas seulement des distinctions, elles sont une manière de rappeler que la capitale des Gaules n’a rien perdu de son ADN gastronomique, hérité des grandes figures comme Paul Bocuse ou Eugénie Brazier.


















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