Texte : Fanny Suteau – Élue maire de Francheville en janvier 2025, Claire Pouzin se représente aux prochaines élections municipales sous la bannière « Ensemble pour Francheville ». À la tête d’une commune de 15 500 habitants, elle veut poursuivre les chantiers engagés et inscrire son action dans la durée, forte de la confiance accordée par les électeurs l’an dernier.
Grande silhouette élancée, chevelure blonde soigneusement relevée, sourire franc et communicatif : Claire Pouzin dégage une énergie tranquille. Sur le marché, en sortie d’école ou devant un commerce du Bourg, la maire de Francheville s’arrête, écoute, note. À 42 ans, elle brigue un nouveau mandat, avec la volonté assumée de s’inscrire dans la durée.
« Une année, c’est bien trop court pour mettre en place des changements durables », glisse-t-elle. Élue maire en 2025 après la démission de son prédécesseur, Michel Rantonnet, elle avait déjà conquis la confiance des habitants avec 51,4% des voix au second tour. « J’ai envie d’honorer cette confiance et de continuer à m’engager pour cette belle ville », assure cette dernière.

Claire Pouzin, entourée de quelques membres de sa liste et de nombreux soutiens
Un parcours pluriel et diversifié
Originaire des Vosges, installée dans la métropole lyonnaise depuis 22 ans, Claire Pouzin a d’abord mené une vie loin des cabinets politiques, travaillant d’abord 15 ans dans l’événementiel, puis quelques années dans le bâtiment. « J’ai eu envie de travailler de mes mains. J’ai été peintre, en entreprise puis à mon compte », précise la candidate. Une trajectoire singulière qui dit son goût du concret. Mère de quatre enfants, elle revendique un engagement ancré dans le quotidien.
Arrivée à Francheville il y a 8 ans, elle s’engage en 2020 et devient adjointe à la petite enfance, à l’enfance et à la jeunesse. « Quand on est arrivé ici, j’ai eu envie de m’investir dans la ville où notre famille allait grandir », explique-t-elle. « Être sur le terrain, ce n’est pas quelque chose qu’on décide en période électorale. C’est un état d’esprit. Les habitants ont besoin d’un maire à l’écoute, présent toute l’année », souligne celle pour qui la proximité est loin d’être un slogan.
Santé et quartier Bel Air : les marqueurs de son mandat
En un an, Claire Pouzin a imprimé sa marque. D’abord sur la santé, dossier sensible dans une commune de 15 500 habitants qui ne compte que trois médecins généralistes. Sous son impulsion et celle de son adjointe Claire Ben Slimane, un incubateur de santé solidaire ouvrira prochainement avec 5 cabinets médicaux. « En à peine un an, on a réussi à monter ce projet avec l’ARS, la CPAM et l’Ordre des médecins. C’est un vrai travail d’équipe », affirme-t-elle fièrement.
Autre chantier structurant : le quartier de Bel Air. Sur une friche appartenant au groupe Eiffage, la municipalité a négocié un projet mêlant commerces, lieu de vie et stationnement. Une nouvelle école y verra également le jour. « L’actuelle est vétuste. On a besoin d’un équipement moderne pour accueillir les enfants d’aujourd’hui et ceux de demain », indique la candidate.

Friche du quartier Bel Air où sera implantée la future école
Fidèle à son premier mandat, Claire Pouzin défend une vision en 3 axes : « une ville qui protège, une ville qui rayonne, et une ville qui rassemble ». Elle rappelle ainsi l’importance pour son parti de protéger l’environnement (52% du territoire est une zone naturelle, ndlr), mais aussi de maintenir les services publics de la commune, comme la poste de Bel Air, menacée de fermeture, et d’assurer à la ville un rayonnement métropolitain. « J’ai envie qu’on parle de Francheville, qu’on organise des événements qui fassent venir des gens extérieurs », ajoute-t-elle.

Plusieurs commerces à retrouver au centre de Francheville
Sécurité, commerces et proximité
La sécurité revient régulièrement dans les réunions publiques que la maire de Francheville organise en petits comités. « On est dans une zone privilégiée, mais ça s’entretient », souligne-t-elle. Développement de la vidéoprotection, renforcement de la police municipale, extension de leurs horaires : la tranquillité publique figure en tête des priorités.
Côté dynamisme, la majorité soutient activement les commerces de proximité. Une campagne d’attractivité a notamment permis l’installation d’une confiserie au Châter. « On ne change pas une ville du jour au lendemain, mais c’est un travail de longue haleine », précise la candidate, toujours à l’écoute des habitants sur le terrain.

Plusieurs lignes de bus passent à Francheville (C20, C20E, C14, C24). Leur itinéraire s’est allongé et leur fréquence a doublé durant le premier mandat de Claire Pouzin.
Autour d’elle, une équipe de 33 colistiers, mêlant centre, droite et indépendants. « Ce qui nous unit, c’est la sincérité de l’engagement et l’amour de notre commune », souligne Claire Pouzin, avant de conclure : « On a envie de continuer à travailler pour préserver notre cadre de vie et l’attractivité de Francheville ».
En face d’elle, Claire Pouzin va retrouver de vieilles connaissances
Face à la maire sortante, plusieurs listes entendent tenter leur chance lors de ce scrutin municipal. Parmi elles, celle de Caroline Paris, conseillère municipale depuis 2020, qui conduira à nouveau la liste « Vivre Francheville », classée au centre gauche. Déjà candidate lors de la municipale anticipée de 2025, elle avait terminé deuxième avec un peu plus de 20% des suffrages.
Autre candidature à gauche, celle d’Aliénor Perrard, tête de liste de « Francheville en Commun ». Conseillère municipale d’opposition, elle mène une liste qui se revendique citoyenne, participative et écologique. Grande perdante du scrutin de 2025, et humiliée avec 17% des voix, la vice-présidente écologiste du Grand Lyon Hélène Duvivier-Dromain est forfait…
Enfin, une troisième liste issue de la gauche de la gauche, « Notre Francheville populaire », portée par Philippe Filipiak, rassemble des militants proches du Nouveau Front populaire. Cette liste entend défendre un programme résolument ancré à gauche et souhaite faire entrer davantage d’élus progressistes au conseil municipal, dans un paysage politique franchevillois marqué par une forte dispersion des candidatures.
La Chopinette, symbole d’un commerce de proximité sous tension
En février 2025, nous évoquions sur notre antenne la situation du restaurant La Chopinette, devenu le symbole des inquiétudes des commerçants locaux. Son patron, le chef Yannis Rousseau, s’était mobilisé contre un projet de réaménagement porté par la Métropole de Lyon, qui prévoyait la suppression de plusieurs places de stationnement devant l’établissement au profit d’une piste cyclable.
Craignant une chute de fréquentation pour ce restaurant de cuisine lyonnaise très fréquenté dans l’ouest lyonnais, il avait lancé une pétition et organisé une mobilisation réunissant clients et élus. Après plusieurs semaines de tension, une solution a finalement été trouvée pour préserver la majorité des places de parking à proximité du restaurant.
LA LISTE 2026 « ENSEMBLE POUR FRANCHEVILLE »
- Claire POUZIN
- Christophe CERTIN
- Sophie PAGNOUD
- Daniel AUDIFFREN
- Claire BEN SLIMANE
- Loïc JOSPIN
- Patricia MORIN
- Xavier ECHANIZ
- Emilie MAMMAR
- Francis TREMBLEAU
- Anne-Sophie ZEITOUN
- Arnaud DEVILDER
- Marie-Christine BILLE
- Benoît ASTIER
- Jade ARBEY
- Bertrand JOSPIN
- Laetitia SERIS
- Philippe SAROLI
- Rosalie DOUYON
- Baudouin LACHETEAU
- Géraldine LEMAL
- Olivier DE PARISOT
- Dominique LI-VIGNI
- Benjamin SAGARDOY
- Marie MONIOT
- Laurent BOUCHET
- Isabelle GAILLARD
- Olivier GRANGE
- Emmanuelle MEAR
- Franck BOWE
- Laurence LAVERLOCHERE
- Marc VINCENT
- Claire PRECLOUX



















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