Texte : Fanny Suteau – La rencontre entre le Bressan Patrick Martin, président national du MEDEF, et Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon, a tourné au fiasco. Ce qui devait être un échange constructif entre responsables économiques et autorités municipales s’est transformé en confrontation, laissant le boss du principal syndicat patronal de France interloqué.
Une fois de plus, le maire écologiste de Lyon ne brille pas par sa capacité à dialoguer avec le monde économique. Le président du MEDEF, Patrick Martin, est revenu sur sa rencontre avec Grégory Doucet lors de la Nuit de la Nouvelle République, soirée de débats organisée par le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, mardi 27 janvier 2026 à Paris.
Selon Patrick Martin, la discussion, qui devait durer deux heures, s’est rapidement enlisée. Il déplore que le maire n’ait pas véritablement écouté ses arguments, préférant imposer ses propres certitudes plutôt que chercher un terrain d’entente. « Il me fait un cours, il n’écoute absolument pas ce que je pouvais lui dire », s’est d’abord indigné le représentant du MEDEF.
Puis, sur un ton qui a surpris voire choqué, Grégory Doucet aurait affirmé qu’il fallait des « contraintes très dures » plutôt que des approches pédagogiques, pour répondre aux enjeux économiques. « Il était charmant jusque-là, il est devenu presque menaçant », ajoute Patrick Martin. Une déclaration sans ambiguïté qui interroge sur la capacité du maire de Lyon à dialoguer sereinement avec ceux qui créent de la richesse et des emplois. « Cela se passe de commentaires » a réagi Jean-Michel Aulas, sur X.
Des élus dépassés par le monde économique
Cette rencontre mal maîtrisée s’ajoute à une autre déconvenue récente : le 26 janvier lors des vœux du monde économique à l’amphithéâtre de la cité internationale, Grégory Doucet et le président de la Métropole, Bruno Bernard, ont une fois encore donné l’image d’élus complètement déconnectés des réalités du tissu entrepreneurial local.

L’attitude de Bruno Bernard – qui joue à Water Sort Puzzle – lors des vœux du cercle patronal relève de la provocation délibérée. « C’est un message subliminal envoyé à l’électorat LFI » assure un observateur avisé.
Alors que près de 3 000 chefs d’entreprise et décideurs étaient réunis pour évoquer attractivité, innovation et dynamisme économique, les deux élus Verts visiblement mal à l’aise, se sont plongés dans leur smartphone plutôt que d’écouter les intervenants. Ce manque d’engagement et de curiosité face aux attentes des acteurs économiques locaux a été perçu comme un désintérêt profond pour les enjeux concrets du territoire.
Cette série d’incidents pose une question claire : comment un maire et un président de Métropole peuvent-ils prétendre défendre Lyon si, lorsqu’ils sont confrontés au monde économique, ils montrent autant de difficultés à écouter, comprendre et dialoguer ? Dans un contexte où l’économie locale fait face à de nombreux défis, l’attitude de Doucet et de Bernard inquiète, laissant entrepreneurs et observateurs sceptiques quant à leur capacité à porter une politique favorable au développement et à la compétitivité de Lyon.


















un vert qui parle de travail……
a gauche il y a toujours le pire du pire…