Par la rédaction – Nouvelle année, nouvelle polémique… Prêt à toutes les compromissions pour s’attirer les voix communautaires, Grégory Doucet continue de salir l’image de Lyon.
Dans sa course électoraliste avec son allié LFI pour s’attirer les bonnes grâces de l’électorat propalestinien, tout est permis. Après la provocation du drapeau hissé sur le fronton de l’hôtel de ville et l’année de la Palestine, on apprend que Hussam Abu Safiya, un sympathisant du Hamas vient de se voir attribuer la citoyenneté d’honneur par la Ville de Lyon.
Pourtant, dans un message diffusé le 9/10/2023, ce médecin palestinien est sans ambiguïté sur les attaques terroristes intervenues deux jours plus tôt en Israël : « Et ils pensaient que leurs forteresses les protégeaient de Dieu, mais Dieu les surprit là où ils ne s’y attendaient pas et sema la terreur dans leurs cœurs ». Cela n’a pas interpellé Doucet.
« Il s’agit là d’une faute morale majeure. Une honte politique »
Dans un post repéré par nos confrères de Lyon Mag, Caroline Yadan condamne cette distinction : « La Ville de Lyon érige en citoyen d’honneur un « colonel » du Hamas, Hassan Abu Safiya. Ce choix revient, de fait, à blanchir une organisation terroriste et à faire l’éloge du pogrom du 7 octobre ».
Et la députée Renaissance de conclure : « En clair, Grégory Doucet glorifie un islamiste notoire, admirateur de barbares massacreurs de civils. Il s’agit là d’une faute morale majeure. Une honte politique. Et une tache indélébile sur l’honneur de la Ville de Lyon ».
Même son de cloche pour Maître Alain Jakubowicz : « Ultime provocation d’un Maire qui prend un malin plaisir à souiller l’histoire de la Ville de Lyon dont il ne connaît rien ? Fallait-il pour autant ajouter l’ignominie à l’incompétence ? On aimerait entendre son challenger Jean-Michel Aulas sur le sujet » interpelle l’avocat lyonnais.
L’ancien président de l’OL ne s’est pas fait prier : « Je suis stupéfait par une telle irresponsabilité. Importer des conflits extérieurs, jouer avec l’histoire et les blessures, instrumentaliser les passions à des fins électoralistes : c’est une faute, encore une… Lyon aspire à la concorde, à l’apaisement, au respect de son histoire et de toutes ses composantes. »
« Doute public. Doute documenté »
De son côté, dans un communiqué, le CRIF dénonce cette nouvelle provocation : « Cette distinction n’est pas un acte humanitaire. C’est un acte politique. Elle engage la responsabilité morale de la collectivité qui l’attribue. Au moment de cette décision, un doute sérieux existait.
Doute portant sur de possibles liens avec le Hamas, organisation classée terroriste par l’Union européenne. Dans une telle situation, une collectivité responsable ne tranche pas. Elle s’abstient.
La défense des droits fondamentaux ne commande pas l’octroi d’honneurs. Elle commande la prudence. La retenue. Le respect des faits non établis. Le soutien d’Amnesty International à la situation procédurale d’un détenu ne vaut ni absolution, ni certification d’innocence.
Il ne saurait justifier une distinction honorifique. Aujourd’hui, une certitude suffit : le doute imposait l’abstention. La Ville de Lyon a choisi l’honneur là où la responsabilité commandait le silence. Le CRIF le dit avec gravité. » conclut Chantal Devillez, directrice du CRIF ARA.



















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