Le débat de France 3 a été suivi par xxxx téléspectateurs – Photos © Marco

Par Marc Polisson

La confrontation des cinq candidats UMP à la primaire lyonnaise sur le plateau de France 3 Rhône-Alpes a tourné à l’avantage de Georges Fenech. Les oreilles de Lyon People trainaient dans les couloirs…

02

Il est 10h ce samedi matin au siège de France 3 Rhône-Alpes dans le quartier de la Part-Dieu. Une heure avant le début du débat retransmis en direct, les candidats et leur staff arrivent au compte goutte. Michel Havard est le premier à être accueilli par Michel  Chiche, le délégué régional de la chaîne publique, suivi de Myriam Pleynard et de Georges Fenech. Les trois postulants sont conduits dans une petite salle de maquillage puis papotent autour d’un café croissant avec leurs interviewers Paul Satis et Olivier Michel.

03

Même si une certaine tension est palpable, Emmanuel Hamelin et Nora Berra, derniers arrivés, s’amusent à se maquiller l’un l’autre. Et si l’heure n’est pas aux effusions, chacun et chacune s’embrasse comme du bon pain. Michel Forissier a fait le déplacement avec sa langue de bois. Qu’il sert aux journalistes Geoffrey Mercier et Frédéric Poignard qui l’écoutent sans l’entendre. Seule Myriam Pleynard reste en retrait, entourée de deux juvéniles qui pourraient être ses fils. Manifestement, elle n’appartient pas au sérail… mais en tire une certaine fierté.

04

Alors que le débat s’engage, nous gagnons la salle de retransmission où je suis entouré de Damien Gouy-Perret (staff de Michel Havard) qui suit minute par minute l’évolution du sondage en ligne de Lyon People et d’Olivia Thibaud. « J’étouffe, j’ai des vapeurs ! » s’exclame la compagne d’Emmanuel Hamelin. Qu’elle a soigneusement préparé à l’exercice avec l’aide d’un coach. A l’horizontal aussi : « On a fait l’amour cette nuit. Ça le détend vachement » joke la muse d’Emmanuel, pétillante et totalement décomplexée.

05

A l’image de son champion, premier à essuyer les slaves assassines du Satis, au sujet de ses échecs répétés. En s’en tirant très honorablement. « Je me sens porteur d’un message » dixit l’ancien député de la Croix-Rousse, sûr d’avoir retrouvé sa bonne étoile. Michel Havard embraye, en se décrivant – sur cet habituel ton neutre qui horripile tout le monde – « comme un candidat passionné ».

06

Pas le temps de s’endormir, la Pleynard rentre en piste. Tel un dragster, elle se cabre et exécute un démarrage tout feu, tout flamme. « La droite lyonnaise n’a plus aucun visage, c’est dramatique ! » Alors qu’elle s’enflamme, le pompier Olivier Michel entreprend de la saucer avant de se retrouver dans les bottes de l’arroseur arrosé : « Votre émission s’appelle bien « La voix est libre », et je compte bien m’exprimer jusqu’au bout ! »

07

La gomme chauffe, et de la fumée commence à sortir des oreilles du Fenech : « Je voudrais bien que ce débat ne soit pas pollué par Myriam Pleynard ! Je compte sur vous ! » intime-t-il à la trublionne avant de tacler les trois autres : « Je suis le seul à avoir été élu directement au suffrage universel à trois reprises. Je n’ai aucune responsabilité dans les échecs passés (2001 et 2008, ndlr) et j’entends bien en faire un argument de campagne ! » Et d’affirmer sans ambages : « Je suis venu ici pour battre Gérard Collomb. (…) Si je ne gagne pas la primaire, je rentre dans ma circonscription ». L’ancien magistrat, habitué des plateaux télé, conservera le leadership tout au long du débat. Fustigeant « la braderie de l’Hôtel Dieu  » dont il veut casser le contrat liant la Ville de Lyon à Eiffage.

08

Au petit jeu des phrases chocs, et des torpilles bien senties, il excelle : « Gérard Collomb est déconnecté. Il a tête dans les étoiles. (…) J’entends bien durant la campagne débusquer le véritable Gérard Collomb, socialiste honteux quand il est dans sa ville de Lyon et qui vote le mardi à Paris pour le mariage gay et le matraquage fiscal. » Assurément le plus combatif et le plus pugnace des candidats de droite que Gégé aurait à affronter s’il arrive à passer le cap de la primaire…  Et ça, ce n’est pas gagné !

09

Une derrière et tous devant. A l’heure du debriefing réalisé par Frédéric Poignard (Le Figaro) et Geoffrey Mercier (Le Progrès), Myriam Pleynard se tient au fond de la classe. Mais pas de radiateur pour la réchauffer.

10