Par Marco Polisson

Il n’a pas franchi le Rubicond. Sollicité de toute part, et surtout par la gauche macroniste, le maire centriste du 2ème arrondissement a annoncé le 27 novembre 2019 qu’il était candidat à la mairie de Lyon.

« On a beaucoup parlé en mon nom ces dernières semaines, parfois pour exister, parfois pour me nuire, il était temps d’éclaircir la situation. » De ses discussions avec son allié naturel Etienne Blanc, on retiendra qu’il n’y a pas encore suffisamment de proximité dans le débat des idées pour partir ensemble dès le premier tour.

Entouré d’une vingtaine de soutiens venus des 9 arrondissements lyonnais, dont Luc Lafond, 1er adjoint de Pascal Blache, pressenti pour être sa tête de liste dans le 6ème, quelques figures de l’aristocratie lyonnaise et de la diversité, du fidèle François Royer, son bras droit dans le 2ème, Denis Broliquier n’a pas souhaité s’étendre sur son programme « en cours d’élaboration ».

Comment se différencier des autres candidats ?

Dans ses esquisses, beaucoup de généralités, comme « faire de Lyon la ville de la transition climatique, avec l’élaboration d’un plan fraîcheur », « faire cohabiter tous les modes de transport », « établir une nouvelle gouvernance à Lyon », des thématiques communes à tous les candidats déclarés jusqu’ici… Ça ne va pas être simple de se différencier alors que tout le monde a repeint ses volets en vert.

Il doit désormais s’atteler à constituer des listes dans les 9 arrondissements (soit 221 candidats à trouver) alors que la famille centriste est déjà éparpillée entre Kim, Gégé et Etienne. « Je sais que les coups vont pleuvoir, mais je veux faire une campagne propre, optimiste. Ce sera notre marque de fabrique ! ».

Au soir du premier tour, il sera temps d’envisager le rassemblement. Pour le moment, ils sont 467 à l’avoir rejoint sur sa page Facebook Broliquierlyon2020.