Michel Mercier ne veut ni bulletin, ni urne, ni primaires ouvertes à Lyon ! Photos © Fabrice Schiff

Par Benjamin Solly

Invité jeudi 7 février 2013 du déjeuner du Club de la Presse, le coordinateur de l’UDI dans le Rhône a offert un enterrement de 1e classe aux primaires, déjà bien moribondes à Lyon.

Copé n’en veut pas, Mercier non plus ! L’idée d’organiser des primaires ouvertes à Lyon, visant à désigner un candidat de l’union UMP/UDI dès le 1er tour des municipales de 2014, ne séduit pas l’ancien président du Conseil général du Rhône. « J’y suis défavorable » s’est-il contenté de commenter, assurant qu’il s’agissait d’une affaire interne à l’UMP. Des propos à rebours de ceux tenus par le délégué général de l’UDI Yves Jégo, plutôt favorable à la méthode.

Logistique compliquée, dépenses somptuaires à engager, la proposition de Michel Havard, leader de l’opposition municipale (UMP et apparentés) à Gérard Collomb, devrait rester lettre morte. Souhaitées à demi-mot par le président du groupe Ensemble pour Lyon, elles sont également ardemment défendues par son concurrent Emmanuel Hamelin.

Du coté de l’UDI du Rhône, seul Christophe Geourjon a pris position pour ces primaires. La position tranchée de Michel Mercier devrait sonner le glas de ses espoirs.

Le cas Broliquier éludé

Interrogé sur la perspective théorique de voir son nouveau camarade Denis Broliquier – rallié à l’UDI au titre de Lyon Divers Droite – jouer un rôle de premier plan pour les municipales, Michel Mercier a opposé un silence assourdissant. Puis a fini par répondre dans un bon mot.

« Voyez-vous Denis Broliquier en candidat de l’UDI à Lyon pour les municipales de 2014 ? » Réponse de l’ex-Garde des Sceaux : « Je n’ai pas une très bonne vue. » Du Mercier dans le texte.

Le maire du 2e arrondissement appréciera l’hospitalité à géométrie variable de Michel Mercier, qui a fait montre de plus d’ouverture lorsqu’il lui a fallu obtenir la voix du conseiller général estampillé Divers Droite, Jean-Jacques David, pour assurer sa réélection à la tête du Département en 2011.

Aucun doute, les trajectoires personnelles et collectives pour les municipales de 2014 se feront et se déferont dans l’ambiance feutrée des salons lyonnais. Il parait peu vraisemblable que l’UDI se lance en solo dans la bataille du premier tour, même si cette perspective n’a été ni confirmée ni infirmée par Mercier.

« Le poids du centre à Lyon devrait être de 15% à 20% »

L’objectif du marionnettiste de l’UDI à Lyon ? Sortir le centre de sa torpeur et de ses louvoiements perpétuels, pour ne pas revivre la diaspora de 2008. Pour mémoire, les ex-Modem Anne-Sophie Condemine, Gilles Vesco et Thomas Rudigoz avaient rejoint Collomb lors des précédentes municipales. Pour autant, « Gérard Collomb ne représente pas le centre à Lyon », selon Mercier.

Le nouvel édile de Thizy-les-Bourgs estime que le poids réel des centristes à Lyon, « terre de modérés », représente « 15% à 20% de l’électorat. »