Par Marc Polisson

Le banquier préféré de Gérard Collomb et des bobos est arrivé à Lyon vendredi 3 février 2017 en fin de matinée. Son programme marathon est bien rempli surtout côté people…

VENDREDI 3

Accueilli en gare de la Part-Dieu par Gégé & Co, Emmanuel Macron a démarré sa tournée par un déjeuner VIP au Prisme, le club huppé des entrepreneurs lyonnais où il a été applaudi par 90 adhérents (sur 200), dont Olivier Ginon qui l’a serré dans ses bras comme du bon pain (!) et son frère le notaire Xavier. En revanche, aucun des poids lourds du club (Alain Mérieux, Jean-Michel Aulas, Thierry de la Tour d’Artaise…) n’étaient présents. De nombreux convives ont été séduits par son discours « brillant et précis ». L’ex ministre de François Hollande a rassemblé dans les salons de l’hôtel particulier de la rue Godefroy plus de monde que les candidats de la primaire de la droite et du centre Bruno Lemaire ou Alain Juppé. Inimaginable il y a encore quelques années…

Après une pause à son hôtel, EM a été l’invité du journal télévisé de France 3 Rhône-Alpes à 19h où son discours nous est en revanche apparu confus et décousu. 5 minutes de plateau avant de tomber la cravate et de retrouver dans la foulée 180 donateurs pour un dîner-débat au Mercure Saxe-Lafayette, transformé en camp retranché. Les people étaient au garde à vous à 19h précises, mdr. Parmi les généreux lyonnais invités par Gégé et Caroline Collomb à dégainer leur portefeuille : Roland Tchénio, Alain Garcia, Jean-Claude Anaf et Jean Martinon, Pierre Nallet, Simon El Houyek, Alain Garcia, Ronald Sanino, Christophe Aussenac, Marie Caudard-Breille (sans Didier qui a préféré les joutes rugbystiques de Twickenham), François Niforos, Geneviève Watine, Olivia Cuir, Carole Dufour… mais aussi Gaëtan Muller (ASVEL).

Très énervé de la présence non souhaitée de la presse devant l’hôtel, Bruno Bonnell s’en est pris à Paul Terra et Tim Douet, nos confrères de Lyon Capitale. Mais il n’était pas le seul à être sur les dents. Arthur Empereur et la dizaine de gardes du corps – patibulaires mais presque – mobilisés pour l’occasion nous sont apparus comme des robots sous Lexomil. Et dire que c’est le gringalet qui les met dans cet état !… Le plus cool dans cette histoire : Jimmy Brumant, le responsable des Jeunes avec Macron… pas convié au dîner ! Ratant au passage les délicieux mets préparés par le chef Olivier Sébastien : pâté-croute et volaille sauce fermière avec gratin de macaronis (ci-dessous).

SAMEDI 4

Le candidat Macron était attendu à 10h au Centre Léon Bérard, avant de déjeuner avec ses plus proches soutiens au Chalut, le restaurant de Roland Bernard à la Confluence et de rejoindre ses 7000 supporters au Palais des Sports pour son grand meeting. L’ouverture des portes a eu lieu 14h et déjà quelques figures collombistes ont fait leur apparition à l’image de l’éditeur-promoteur Fernand Galula, fondateur de Tribune de Lyon, Bernard Rivalta, ancien président du Sytral, le mathématicien Cédric Villani, avec broche et lavallière, l’écrivain Marc Lambron qui fête son anniversaire aujourd’hui (qu’en pense Jacqueline ?…), la capitaine de l’équipe de France de Football, Wendy Renard, l’ancienne capitaine des Miss France Geneviève de Fontenay, le fleuriste Franck Hernandez
Sur son blog, Erick Roux de Bezieux note, amusé, les présences droitières de Marc Fraysse, Bruno Alart, André Soulier… Symbolique mais ça tient dans une cabine téléphonique. Le grand rassemblement n’est pas pour aujourd’hui…

Le ring central va accueillir Emmanuel Macron à 16h25, c’est Gérard Collomb qui est chargé de chauffer la salle où moins de 8000 personnes ont pris place. A l’extérieur, 2500 marcheurs suivent le meeting sur écran géant. Beaucoup sont repartis car il est impossible d’accéder au palais, ce qui en dit long sur l’amateurisme des organisateurs. Le restaurant Argenson est coupé du monde, un cordon de CRS et un mur de barrières métalliques barrant l’avenue Jean Jaurès à la hauteur du siège de l’OL dans une intelligence toute préfectorale.

Le candidat fait son apparition à 16h40 et est accueilli comme une rock star, gagnant son ring entouré de body guards à l’allure aussi ridicule que martiale. Le discours, vous l’avez suivi sur les chaines d’info en continu. Beaucoup de généralités chamalow love love… « En marche » pour une France pavée de bonnes intentions.

Une réunion publique à retrouver dans le détail sur www.rouxdebezieux.org