L’édito de Marco Polisson

Comme prévu, la Préfecture a profité des vacances pour faire expulser la famille Carlino de sa pizzeria de la rue de l’arbre sec.

La date choisie avec soin a eu l’effet escompté : aucun attroupement de voisins, de commerçants ou de clients n’est venu entraver l’action de la police mise au service d’intérêts étrangers. Mais si l’expulsion avait eu lieu en septembre, aurions-nous assisté à un mouvement populaire pour sauver cet établissement mythique ? Je ne le pense pas. Intoxiqués par la propagande mondialiste, une majorité de gones assurent le succès commercial des enseignes internationales Uniklo, Starbucks, H&M, et demain du nouvel Ikea de Vénissieux. Tous habillés pareil, et meublés de la même façon, voilà la vie rêvée des bobos lyonnais. Dans ce contexte sociologique « delyonnisé », y-a-t-il de la place pour le commerce indépendant ? Seuls à y croire encore quelques esprits libres – notamment Nathalie Perrin Gibert, Michel Dulac, Carole Chateau ou encore Jacques Counio – se battent pour ce Lyon qui meurt mais ne se rend pas.