Par Morgan Couturier

Artiste en vogue, au style atypique, Marion Cadet se plait à exprimer les émotions et les humeurs des femmes au fil de ses toiles. Devant celles-ci, impossible de demeurer insensible.

La timidité est un concept flou, qui colle à merveille au tempérament de Marion Cadet et à ses toiles, où le trouble s’efface au profit d’un travail soigné, par un simple jeu de recul. L’effet lui-même est saisissant, et c’est sûrement dans ce jeu mystique du flou et du concret, que réside le pouvoir d’attraction de cette Lyonnaise, capable de transformer l’abstrait de ses traits en une toile quasi-photogénique. Une qualité unique qui suscite aujourd’hui bien des commentaires positifs, lesquels iraient presque jusqu’à déstabiliser cette jeune artiste introvertie, dont le bonheur se cache dans l’intimité de son atelier rhodanien.

Des œuvres connues dans le monde entier

Il n’empêche, Marion Cadet ne se dessaisit jamais de ce sourire si caractéristique, que l’on retrouve inévitablement sur ses tableaux. En son royaume, le bonheur l’emporte sur la mélancolie et s’affiche en grand, sur le visage de ces femmes à l’émotion vive, qu’elle dépeint avec précision, malgré l’usage d’une brosse large et d’une application brute de sa peinture. La technique est maîtrisée, et pour cause, celle-ci fut perfectionnée depuis le plus jeune âge chez cette architecte de formation, passée par la Petite Académie de Peinture de Lyon.

En expo au Marriott le 14 juin 2019, pour le gala de l’Enfant bleu

Puis en 2014, la passion est devenue trop forte pour être refrénée. L’envol était programmé. Il fut immédiat. Londres, Genève, Venise, les Etats-Unis ou encore le Japon, Marion Cadet arpente aujourd’hui les plus grandes galeries du globe et s’affirme sur le marché des peintres modernes. Une ascension fulgurante à laquelle n’a pas échappé Nathalie Gateau, gérante de la Galerie 33 dans le 2ème arrondissement, où s’affichent actuellement quelques-uns dédits tableaux. « Elle me suivait depuis plusieurs années », confesse l’artiste. Depuis, plus question de se cacher, le succès est bien réel.