Par Bernard Gouttenoire

Foule des grands jours, chez Alain Georges, pour accueillir et célébrer le dernier des grands peintres Sanzistes, Jean Fusaro (94 ans) en pleine gloire. Une exposition d’envergure qui rassemblait une trentaine d’œuvres relativement récentes.

Parmi elles, on relevait un beau Venise montrant le grand canal sur fond de maisons emboitées décalées. Une place Bellecour aux grands arbres ombragés, des premiers plans qui fourmillent de passants drôlement installés dans des postures dignes de Jean Pougny (le grand peintre, compagnon de Malévitch).

Ils semblent flotter dans l’espace, c’est un geste désormais très fusarien, comme les personnages évangéliques que l’on retrouve et qui peuplent et pullulent en l’église de Saint Jacques des Arrêts (Haut Beaujolais), église que le peintre à décorée (de 1990 jusqu’à 2010). Encore un pastel dans les ocres qui signe toute la fantaisie de l’artiste (sa tristesse aussi). Les craies excellent de verdeur, de tonalités que lui seul utilise, quand ça grince c’est que guette et revient le péché originel, mettant à bas les certitudes quasi absolues.

La peinture de Fusaro se mérite à ce point qu’on ne peut lui échapper.

Du monde direz-vous au vernissage ? Les bons clients de la galerie Alain Georges et les fidèles du peintre, au premier rang desquels Christophe Guilloteau, le Président du Département du Rhône, son complice Michel Régnier adjoint à la culture du maire de Vourles, sa compagne Sophie Cruz conseillère régionale, le potineur Gérard Angel et le maître des lieux Alain Georges, galeriste lyonnais de Jean Fusaro.

On notait également les présences de Nadine Yamandjan (consultante en patrimoine), Jean Guillot (bibliothécaire du second, à Lyon), Michel Carrante (venu spécialement de Bourg en Bresse), Olivier Dufour, Claude Neumond (un galeriste ami), messieurs Moretton, Gindre et Patrick Puvis de Chavanne (venu en voisin). Décidément on était si bien en Famille avec, bien sûr, omniprésente Cécile Fusaro, la très charmante, et trop discrète, épouse du peintre.