alain-pagliano Par Alain Vollerin

 

A Lyon, il existe une école de pastellistes. Adrien Bas l'utilisa en virtuose, son ami, membre du groupe Ziniar, Pierre Combet-Descombes en fit un champ d'expériences pour dire le corps de la femme dans les attitudes les plus somptueuses. L'idée de réunir une nouvelle génération était excellente.

 

Ainsi, vous verrez Dominique Andrier, Lionel Asselineau, Alain Bellanger, Thierry Citron, Jacques Coquillay, Gérard Di Maccio, Pierre Doutreleau, Daniel du Janerand, Richard Heitz, Dominique Houard, Arlette Le More, Penelope Milner, Marcel Moulin, Isabelle Passama, Alfred Rozelaar-Green, Véronique Vermeil. J'ai beaucoup apprécié les paysages agréablement ténébreux de Jacques Ousson qui figure parmi les plus doués des présents avec Alain Pagliano (photo ci-dessus) dont les compositions témoignent de la maîtrise de la technique et d'un indéniable sens de la couleur. On se demande pour quelles raisons la galerie présente des œuvres de Michèle Caussin-Bellon qui fait encore, par l'usage de hachures systématiques, la preuve de son inexpérience et de sa maladresse. Elle présidait une manifestation à l'Hôtel-Dieu de pastels, parfois médiocres qui se vendent allègrement à des fins humanitaires, d'ailleurs discutables. Une part trop importante pour mon esprit naïf revenant à l'artiste. Une méthode de vente qui frise l'abus de confiance. S'il faut défendre le dessin, les techniques en voie de raréfaction, comme l'aquarelle de qualité, méfions-nous des petites malignes qui passent du statut d'amateur à celui de semi-professionnel, avec de fausses bonnes raisons, alors que face à la crise le marché stagne pour les artistes confirmés.

 

Jusqu'au 2 novembre 2008

Panorama du pastel

Galerie Saint-Hubert

7, avenue Général Brosset – Lyon 6e