Par Marco Polisson

La joaillerie parisienne s’apprête à refermer son écrin lyonnais du triangle d’or, au 96 rue Édouard Herriot. Stupeur pour ses clients et coup dur pour la ville de Lyon.

C’est désormais une certitude, doublée d’une incompréhension. Après Dior (cliquez pour lire l’article), c’est au tour de la florissante maison Cartier de faire ses bagages fin 2018. Cyril Vigneron, depuis deux ans à la tête de la maison, a défini une stratégie précise pour placer Cartier au sommet de la chaine joaillière, avec des boutiques toujours plus luxueuses sises sur Paris et la Riviera. Difficile, dans ces conditions, pour la province de suivre le mouvement. En dépit de leur rentabilité, les boutiques de Lille, Marseille et Strasbourg ont déjà été rayées de la carte ces dernières années.

On a longtemps pensé que Lyon, vu l’emplacement exceptionnel de la boutique, l’investissement de son personnel et la qualité de l’immeuble qui l’abrite, serait épargnée. Il n’en sera rien. Si les salariés appliquent à la lettre les consignes de silence et se refusent à tout commentaire, leurs clients que nous avons rencontrés rue Edouard Herriot se disent profondément « déçus ». Car c’est l’image même de la Ville de Lyon à l’international qui est écornée, alors que l’on s’apprête à inaugurer en grandes pompes l’hôtel Intercontinental de l’Hôtel Dieu ! C’est presque au même moment que Cartier fermera les portes de sa boutique lyonnaise…