Photos © Fabrice Schiff

Par Marc Polisson

Bel aéropage dans les grands salons de l’Hôtel de Ville autour d’un « petit gars de Vaise », promu en 2015 chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur.

En charge des Finances à la Ville de Lyon et à la Métropole, Richard Brumm a intégré le cénacle politique et la cour de Gérard Collomb à l’occasion des élections municipales de 2008. C’est donc tout naturellement que le sénateur-maire a fait office de chauffeur de salle (et volé la vedette au parrain officiel) en taquinant gentiment « celui qui connaît bien les finances mais pas le calendrier des fêtes religieuses, ni les séances d’audience de mon épouse Caroline à Toulon » en référence subliminale à certaines absences justifiées. Aucun risque en revanche que Richard se trompe sur les jours de présence de Gérard Collomb au Sénat vu qu’il n’y met jamais les pieds… ou d’adresse (ils ont habité le même immeuble chemin de Montribloud dans le 9).

03En ce soir de Grand Pardon, les amis de l’élu sarkozyste (passé récemment chez Juppé) ont préféré noyer dans le champagne Ruinart les errements politiques (sa période rouge) du brillant avocat d’affaires ferrariste-sarko-collombiste assumé qui avait choisi pour lui remettre sa médaille, son voisin megevan le milliardaire Norbert Dentressangle. L’ancien transporteur, reconverti aujourd’hui dans la promotion immobilière et les nouvelles technologies, a déroulé le fil de l’existence de Richard Brumm, élevé par sa grand-mère couturière dès l’âge de 10 ans après la disparition de sa maman, et dont la scolarité à Jean Perrin puis Jean Moulin l’a rapproché de sa future femme Dominique. De leur union en 1970 sont nés trois beaux enfants Virginie, Caroline et Rodolphe (+ 7 petits-enfants qui auraient pu avoir un grand-père prof de gym, sa vocation initiale).  

«  Brummescu ». L’assistance a souri en apprenant le surnom dictatorial dont l’a affublé sa famille. Dans la droite ligne de sa carrière professionnelle où il fut le bras armé de nombreux patrons (dont Norbert) pour des business fights qui ont laissé des traces (et des rancœurs) dans la mémoire collective. Un observateur avisé de tempérer : « L’avocat a été sans cœur mais l’homme en a beaucoup. » C’est sans nul doute celui-là qui était fêté mercredi soir à l’hôtel de Ville.

La projection diapos, c’est maintenant !




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