remi-garde-et-jma.jpg Photo © Fabrice Schiff

 

Rémi Garde a été officiellement nommé entraîneur de l’OL, avec le titre de directeur technique, pour un an renouvelable, a annoncé mercredi le président du club Jean-Michel Aulas lors d’une conférence de presse.

 

Garde n’a pas les diplômes d’entraîneur pour les professionnels, ce qui explique son titre de directeur technique. Joël Bats, entraîneur des gardiens, qui sera son adjoint, possède lui le diplôme en question. Agé de 45 ans, Garde devient le 25ème entraîneur de l’histoire de l’Olympique lyonnais, fondé en 1950, et succède ainsi à Claude Puel, remercié après la troisième des quatre années du contrat qu’il avait signé en juin 2008. Le départ de Puel avait été officialisé lundi soir. Garde est un ancien milieu ou défenseur de l’OL (1984-1993) dont il a été le capitaine. Il a été sélectionné à six reprises en équipe de France, participant notamment à l’Euro 1992 en Suède. Il a joué à Strasbourg (1993-1996) puis Arsenal (1996-1999) avant de devenir cadre technique à l’Olympique Lyonnais. S’il n’a jamais entraîné, il a été assistant de Paul Le Guen et Gérard Houllier avant d’intégrer la cellule recrutement du club rhodanien. Il avait été nommé il y a un an directeur du centre de formation.

 

Pur produit de l’OL

 

Natif de L’Arbresle (Rhône), comme Jean-Michel Aulas, il avait débuté dans le football au club local, où il a joué jusqu’à l’âge de 14 ans, avant d’être engagé à l’OL par Fleury Di Nallo, légende locale qui en était le recruteur. Garde, pur produit de l’OL, devra donc relancer un club qui entend tenir son rang au niveau national et européen malgré des moyens en baisse. Le nouvel entraîneur devra surtout tourner la page de l’accident industriel version Claude Puel: perte d’identité dans le jeu et absence de titres sur les trois dernières saisons… Mercredi dernier, l’audience de conciliation entre l’entraîneur et le club rhodanien organisée à la Ligue de football professionnel à la demande de l’OL, avait logiquement échoué. Pour la grande majorité des spectateurs lyonnais, Puel était coupable de la perte du jeu de l’équipe et pour la partie des supporteurs ultras du groupe "Bad Gones", du virage nord, de l’absence de trophées depuis trois saisons. Il reste désormais aux deux parties -OL et Puel- à s’entendre sur la compensation financière liée à ce départ, ce qui peut se faire à l’amiable ou devant les prud’hommes. Cette dernière solution permettrait aussi à l’OL de différer de deux ans environ le règlement des indemnités qui pourraient se monter aux environs de 4 millions d’euros. Le technicien bénéficiait d’un salaire mensuel estimé à 250 000 euros mais les négociations devraient notamment porter sur l’évaluation des primes qu’il aurait pu percevoir au cours de sa dernière année de contrat.