Photo © Fabrice Schiff

 

Par Baudoin Wisselmann

Réunis ce matin au pavillon du tourisme, les chefs MOF de la région lyonnaise ont soufflé avec quelques jours d’avance les 90 bougies du « pape de la gastronomie », nonagénaire et toujours plus légendaire.

C’est à l’office de tourisme sis place Bellecour, ce lundi 1er février à 11h, que les chefs se sont retrouvés pour honorer l’icône lyonnaise de la gastronomie. L’hommage rendu par OnlyLyon Tourisme est de bronze, une statue de Paul Bocuse assis, grandeur nature, bras croisés esquissant un sourire malicieux, comme ravi de poser pour la postérité. La tenue de cuisinier et les expressions du visage respectées avec justesse et précision n’ont pas laissé le public insensible qui, une fois la statue dévoilée, a assailli de questions le sculpteur, Thierry Portier. Pour faire simple, son travail de 320 heures a débuté par la taille de la résine, suivi de l’assemblage des différentes parties du moule, envoyé ensuite chez le fondeur qui en fit deux tirages en bronze. Le premier, lourd de 130 kilos est pour l’instant installé à l’intérieur de l’office de tourisme. « Il se pourrait qu’il soit déplacé plus tard sur la place Bellecour » nous confie l’artiste. Le second exemplaire sera offert à Paul Bocuse, le 11 février, jour de son anniversaire.

Après cette inauguration, l’ensemble des chefs présents ainsi que Jean-Michel Daclin se regroupèrent pour la séance photo. Un public non averti aurait pu croire à un hommage posthume, mais il n’en est rien. « Monsieur Paul se porte bien mais se déplace peu et n’a donc pas pu se rendre place Bellecour. Il est évidement touché par cet hommage », nous rassurait François Gaillard, directeur général d’OnlyLyon Tourisme qui fait un chèque de 20 000 euros pour la statue. A noter les présences de Christopher Muller, MOF et chef exécutif 3 étoiles de l’auberge du Pont de Collonges, accompagné de son directeur Vincent Le Roux. Passé aussi par l’Abbaye de Collonges, le chef Pierre Orsi a pris la pause aux côtés de ses pairs Christian Bourillot et Gérard Vignat. C’est lors de cette même année 1979 que Christian Têtedoie, présent aussi, remportait quant à lui, le prix de meilleur apprenti de France, avant de remporter à son tour le concours MOF en 1996. Nous n’avons cependant pas pu soutirer d’information quant aux projets de Davy Tissot, MOF en 2004, qui a quitté la Villa Florentine l’été dernier.