Par Morgan Couturier

À l’affiche de la première partie de l’Américaine Whitney Rose le 26 avril prochain, la Lyonnaise Mary Reynaud dévoile un peu plus son timbre de voix à son public, elle qui d’ordinaire, se met en scène aux quatre coins du monde.

Qui a dit que la Country était ringarde et reléguée aux mémoires de musique ? Derrière sa tignasse dorée et son rouge à lèvres pimpant, Mary Renaud prouve certainement le contraire, au prix d’un inventaire fastidieux des bienfaits de cette musique sur sa carrière. Ou son épanouissement personnel, à choisir. Il aurait été difficile d’en parler autrement, pour cette Lyonnaise bercée depuis l’enfance par les concerts organisés par ses parents, au Rail Théâtre de Vaise. Il a pourtant fallu attendre les prémisses de l’adolescence, pour verser réellement dans la musique et ce style country particulier : la Folk-Americana (une version acoustique sans guitare électrique). « J’ai vu Vicky Layne, qui m’a donné envie de faire ça, décrit-elle. Prendre la guitare et chanter, ça m’a beaucoup plu ». À 15 ans, la chanteuse prend même les rênes d’un groupe, sobrement intitulé Mary & Co avant de prendre un an plus tard, le chemin des tournées.

En tournée dès l’âge de 16 ans, 250 concerts en huit ans

« Un jour, le proviseur adjoint (au collège Dargent) m’a convoqué, j’avais la trouille. Puis il m’a dit, vous auriez pu me prévenir, j’adore la country », se souvient-elle avec satisfaction. Mais l’histoire retient que tout récit contient son lot de péripéties, dans lesquelles se range sans mal, cette opération de la thyroïde, en 2008. La carrière est stoppée pendant 6 ans avant de battre à nouveau la chamade en 2014, sous l’aide bienveillante de Franck Carducci. Danses, chants, Mary Reynaud revit et enchaîne prestations et récompenses. Leur groupe reconnu « meilleur groupe étranger », au Royaume-Uni par la Classic Rock Society, Mary Reynaud redonne vie à la Country. « Dès qu’on parle de rock progressif, il y a des préjugés. Alors que souvent, à la fin, on nous dit, je m’attendais pas à ça ». Une conclusion en forme de succès alors que se profile la reprise de la tournée. Norvège, Belgique, Angleterre, les salles du monde l’attendent. Quant au public lyonnais, les interventions sont rares mais précieuses. À commencer par le samedi 14 avril 2018, à 12h, au Musée Couty. En composition personnelle s’il vous plaît…