Par Christophe Magnette

LPA : l’acronyme de Lyon Parc Auto est familier des automobilistes (et pas que !) se mouvant dans la métropole lyonnaise. Un demi-siècle que ça dure, depuis la création en 1969 de cette entreprise publique locale qui, depuis l’arrivée de Louis Pelaez à sa tête défend l’idée “d’être le fer de lance de la mobilité et du stationnement au service de l’humain”.

Ils sont de la même génération, à deux ans près. Raison pour laquelle sans doute les deux s’entendent si bien : LPA célèbre donc ses 50 ans cette année, quand son PDG fêtera ses 52 printemps le 14 octobre prochain. Un homme de projets, d’action, “parfois compliqué à suivre” consent-il, peu au fait des questions ayant trait à la mobilité lors de sa nomination à la présidence de LPA le 10 juin 2014 mais enclin “à œuvrer pour l’intérêt général”.

L’humain ? L’altruisme ? Une constante chez cet hyperactif que son univers originel – la santé – a façonné en lui conférant le goût des autres. Diplôme d’état d’infirmier, ainsi que des formations en management (diplôme en ressources humaines également), depuis l’enfance Louis Pelaez aspire “à s’occuper des autres”. Un leitmotiv qui le pousse à créer sa première association à l’âge de 14 ans (!), AJSM (association des jeunes pour secourir les malheureux) puis à s’engager au sein de multiples associations.

Homme d’engagement, dirigeant et fondateur (en 2000) de Polydom, structure œuvrant dans le maintien à domicile et l’accompagnement de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, créateur d’une biennale (2013) sur le même thème, auteur d’une pièce de théâtre, « La mémoire aux oubliettes », difficile au regard de ce florilège de douter de la dévotion pour les autres de Louis Pelaez.

Élu (dans le 8ème arrondissement) dès 1995, adjoint au maire de Lyon (2001-2008), conseiller général du Rhône (2008-2014), il présentait aux yeux de Gérard Collomb le profil idoine “pour réveiller une demoiselle sous utilisée” : LPA !

La mobilité au service de l’humain et du lien social

Mû par l’ambition d’esquisser les contours de la ville de demain à travers le spectre de l’humain, Louis Pelaez a apporté esprit novateur et dynamisme à une structure qui n’en finit plus d’étonner depuis sa prise de fonction. Un parking pour cet amateur d’art qui se plaît à le faire entrer dans chacun d’entre eux ? “Un lieu de vie” ; le parking des Halles de Lyon dont les 2000 m² environ de rooftop végétalisés s’apprêtent à être rendus aux Lyonnais ? “Une place publique”, sourit-il. Une manière de comprendre l’approche d’un homme qui perçoit son action comme un outil au service du lien social.

LPA aujourd’hui ? 20 000 places de stationnement au sein de ses 36 parcs (en attendant l’ouverture du parking Saint-Antoine au printemps 2020), 257 voitures en auto partage dans 42 stations avec Citiz et en free-floating avec Yea! ainsi que trois espaces de logistique urbaine qui, en filigrane, abordent un sujet : la livraison du dernier kilomètre. Innovant, Louis Pelaez l’a aussi été en créant le Lab LPA en 2016 avec pour dessein d’accueillir en son sein des start-ups phosphorant sur des questions tournant autour de la mobilité et du déplacement en général.

Cinq sont physiquement présentes mais elles sont une dizaine aujourd’hui à profiter de notre soutien et à pouvoir se confronter ainsi à la réalité. L’idée ? Réfléchir, expérimenter et mettre en pratique avec pour ambition de coupler l’offre technologique à la présence humaine.” Un mariage qui explique le succès rencontré par LPA&CO. Lancé l’an dernier, le service de parking mutualisé et connecté de LPA étend son offre et noue de nouveaux partenariats : “Davantage que de créer de nouveaux parkings, pourquoi ne pas utiliser ceux existants ou partiellement utilisés, notamment dans le secteur tertiaire ? Nous recensons 1200 places dans notre portefeuille, soit à mon avis pas plus de 15 à 20% du potentiel identifié. D’ici un an à deux ans, nous avoisinerons certainement les mille abonnés (ndlr : 420 à mars 2019).”

Des rencontres, des lieux d’échanges et de réflexions sont également prévus cet été autour de la mobilité. Louis Pelaez ? Un homme en mouvement.