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Propos recueillis par Thierry Lahon (médianet)

De toute notre série d’interviews vacances, celle-ci est sans nul doute la plus émouvante et la plus poignante. Ames sensibles s’abstenir !

Aujourd’hui, nous vous proposons une rencontre inédite, celle de la jeune génération montante et celle d’un vieux briscard habitué des pages Lyon people ! Bonne lecture et surtout bonne rentrée à vous tous.

Guy Bardel est insubmersible. C’est aussi l’homme de toute une profession, infatigable pourvoyeur de main d’œuvre pour les CHRD, il connaît toute la ville, et toute la ville le connaît. Fondateur de Rhône Service Hôtellerie, à l’âge où certains songent à la retraite, lui veut encore faire bouger les choses et son dynamisme semble intarissable. Comme un Bocuse, c’est une silhouette et un personnage. Vous le reconnaîtrez aisément car toujours chaussé de ses éternelles lunettes noires, et tel un dandy il s’accompagne d’une belle canne à tête de canard.

Vincent Covolo est le directeur du Ninkasi Gerland. Pour cette belle structure au succès éclatant, il a mis en place une politique des ressources humaines structurée et formalisée. Mais l’aventure Ninkasi ne s’arrête pas là puisque le groupe a ouvert à Tarare une nouvelle brasserie dédiée exclusivement à sa production de bière et de boissons. Ce discret personnage travaille au lancement d’une limonade au houblon, d’un whisky et d’une vodka haut de gamme. On vous l’a dit, c’est la nouvelle génération !

Parlez-nous de votre enfance ?

GB : Je suis né à Vienne, à 21h45, sur le mont Salomon, une petite colline, au-dessus de Vienne. Mon papa était opérateur de cinéma, et j’ai un frère. J’ai vécu à Vienne jusqu’à l’âge de 4 ans. Disons que j’ai eu une enfance difficile car mon père buvait, ma mère était ce que l’on appelle une femme battue, et je dois avouer que je l’ai vue plus d’une fois en sang. Il nous est même arrivé, avec mon frère, de fuir la maison, tellement nous avions peur, et c’est la police qui nous a ramené au bercail !

Ensuite, il y a eu l’école, autre moment difficile, et je dois avouer que j’étais plutôt abonné aux dernières places qu’au tableau d’honneur. Car il faut aussi que vous sachiez que mon vrai nom était Guy Bordel, vous imaginez donc ce que j’ai pu endurer dans la cour de récré… Ce n’était pas facile à porter ! Aussi, pour mon fils, au retour l’armée, j’ai décidé de faire changer mon nom, et c’est ainsi que je suis devenu Guy Bardel.

L’armée, aussi, a été un moment difficile, j’étais timide et mal dans ma peau. Qui plus est avec ce foutu nom, pendant les premiers mois, j’ai tout enduré et tout subi, de la bite au cirage aux brimades les plus cruelles. Cette époque aussi n’a pas été facile.

Mais malgré tout ce chaos, il fallait bien que je trouve un métier. Tout ça sans même mon certificat d’étude… Tout d’abord, j’ai commencé à être plombier zingueur, mais j’avais le vertige, exit… Ensuite, on m’a envoyé dans une usine de ressorts, au milieu du cambouis, et ça, ce n’était pas mon truc. Donc, j’ai continué par la menuiserie, mais là, quand j’ai vu mon contremaître perdre son doigt dans une toupie, je me suis dit, ça non plus ce n’est pas possible. Après ce nouvel échec, je suis entré en pâtisserie, et pour la première fois je sentais que je me rapprochais de ce qui pourrait me plaire. Hélas, chaque jour que le bon Dieu faisait, je voyais mon patron taper sa femme, et même, un jour, la mettre dans le pétrin. J’ai craqué et je me suis enfui. Bref, je ne trouvais pas ma voie et le temps passait…

A l’époque, nous habitions dans le 3ème arrondissement, une petite maison de ville. Un jour, nous voyons débarquer un nouveau locataire. Il était super bien habillé, il portait le costume trois pièces avec classe et élégance et roulait Ford mustang. Je rappelle que mes parents n’avaient pas, eux, beaucoup d’argent, autant dire que j’étais en totale admiration devant cet homme. Pour vous illustrer cette réalité, je me souviens par exemple, que pour ma communion solennelle, mes parents n’avaient même pas pu m’habiller convenablement. Pour l’occasion je m’étais fait prêter, par un copain, un costume qui n’était pas à ma taille, mais deux fois trop grand… Aussi, vous comprendrez pourquoi j’étais tellement impressionné par, par ce nouveau locataire qui se prénommait Rolland.

Un jour, ce monsieur vient me voir et me demande ce que je fais dans la vie. Je lui dis que je ne fais rien et que je n’arrive pas à trouver pas ma voie. Il s’enquiert de mes goûts et après m’avoir écouté, et m’avoir expliqué qu’il était 1er barman, il me donne une adresse et me dit venir le voir, là bas, le lendemain. C’était du côté de la place des Jacobins, rue du temple. Je me rends au rendez-vous à pied et en culotte courte. Arrivé devant le bar, je n’ose pas rentrer, pour moi c’était un très bel endroit, je n’avais jamais vu de lieu avec une lumière tamisée. Au bar, perché sur un tabouret, trônait une plantureuse jeune femme. Celle-ci n’a pas mis longtemps à me repérer, et sans doute au courant de ma venue, m’à invité à rentrer dans le saint des saints… J’étais rouge pivoine. Pourtant, à peine étais-je à l’intérieur que je savais que c’était cet univers qui me plaisait. Tout m’éblouissait et me fascinait, j’étais conquis. Rolland m’a donc proposé une place au Casino de Charbonnières. Sans hésiter, j’ai accepté et c’est comme ça que je suis entré en apprentissage. J’y suis resté 7 ans, et j’ai même passé mon CAP. Miracle.

VC : Pour moi, le débarquement dans la vie c’est le 6 juin 1971 à la Croix-Rousse. Mon papa travaillait chez Berliet. Avec cette entreprise, il est parti en Afrique et a fait une belle carrière chez Renault. J’ai eu une éducation assez stricte, mais malgré tout, mes parents me laissaient libre de mes choix. Ado, à Sathonay Village, je passais mon temps à faire de la musique, je n’étais pas un très bon, ni un très mauvais élève. J’ai eu le bac et suis entré en école de commerce de justesse. J’ai aussi fait le conservatoire, en pratiquant les percussions, la batterie, le piano, le chant et la guitare. Bref, je passais mon temps dans la cave à faire de la musique, et comme le dis la chanson « j’aurais voulu être un artiste». Sinon, j’ai un grand frère qui aujourd’hui est sur Paris, il est banquier.

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Avez-vous des souvenirs de vos vacances d’enfants ?

VC : Oui, la Corse, vers mes 5 ans. Ensuite, mes parents ont acheté un appartement dans les Alpes du sud, donc l’hiver je pratiquais beaucoup de ski et l’été la randonnée. Du coup, comme j’y allais tous les dimanches, j’ai fait de nombreuses compétitions de ski. Aujourd’hui, j’adore encore la montagne, j’y vais régulièrement. J’adore skier surtout sur les pistes peu fréquentées…

GB : Comme j’étais scout, je suis aussi parti à la montagne que j’appréciais énormément. Mais ma vraie passion c’est la campagne. Mes grands-parents étaient paysans, aussi je me suis toujours ressourcé en Auvergne à Brioude, dans la maison familiale. Jeune ado, j’y ai gardé les vaches, enfant je faisais les foins, je grimpais sur les moissonneuses batteuses, j’étais de toutes les  fêtes des paysans, on allait ramasser les champignons, on courait les fermes. C’était le côté bonheur de mon enfance. Mon havre de paix, mon refuge.

Un souvenir gustatif de votre enfance ?

GB : Les flancs aux œufs de ma grand-mère. Mais aussi la potée auvergnate, avec du chou et des pommes de terre. C’était une excellente cuisinière, elle savait tout faire et je me souviens encore de son civet de lapin, de ses poulets grillés… Chez mes grands-parents, on apprenait à tuer les lapins et les poulets. Pour un petit garçon de la ville c’était à la fois amusant et effrayant à la fois, tout ce sang, et cette mise à mort avec un grand couteau…

VC : Moi, c’est les saveurs italiennes puisque je suis d’origine italienne. Je me souviens très bien des vacances passées là-bas, et surtout d’une grande tante, qui avait une grande maison au pied du mont rose. Quand on arrivait chez elle, après les embrassades à l’italiennes, la coutume était de nous demander si nous avions faim. Bien entendu la réponse était, oui. Alors, elle me faisait des pâtes comme jamais je n’en avais mangé. Celles-ci étaient d’autant plus délicieuses, que jamais je n’aurais été autorisé par mes parents, en temps normal de manger des pâtes en plein après-midi. Je me souviens donc du goût et du côté inhabituel de cette dégustation. Pour moi, ces vacances chez elle, c’était synonyme de pâtes extraordinaires.

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Quels étaient vos jeux d’enfants ?

GB : On jouait avec trois fois rien. Une pièce de monnaie avec un trou au milieu. Il fallait glisser un papier dans le trou, ensuite, on se l’envoyait à la façon d’un ballon. Il fallait rattraper la pièce, et la garder sur le pied sans la faire tomber. Mais bien sûr, il y avait aussi les jeux avec le ballon, le foot, mais aussi le basket. Malgré ma taille j’adorais ça. Sinon, on s’amusait beaucoup avec les lance-pierre. Parfois on visait les vitres des vielles fermes, et un carreau cassé, c’était le top du top… Des bêtises de gamin. Autrement, ce que l’on adorait, c’était jouer aux cow-boys et aux indiens, moi j’étais toujours un cow-boy.

Comme je n’ai pas de patience, je n’aimais pas trop la pêche. En revanche, j’ai une anecdote liée à cette activité. A coté de chez mes grands-parents, comme il y avait un ruisseau, où ma grand-mère faisait aussi sa lessive, ce que j’adorais et que je réussissais très bien, c’était attraper des truites à la main. Un jour, alors que je m’adonnais à cette pratique originale, j’ai eu très peur, en pensant attraper un poisson, j’ai failli me faire mordre par un serpent. Heureusement, plus de peur que de mal. Ma grand-mère m’a fait la morale, et depuis ce jour je n’ai jamais plus essayé.

Autrement, un de nos autres jeux favoris était la construction de cabanes dans les bois, avec du feuillage. Et pour parfaire l’inventaire de toutes nos aventures, il ne faut pas oublier que l’on jouait au docteur avec les filles…

VC : Les cabanes, pour moi aussi, c’était bien mon truc. Près de chez moi, il y avait un grand bois, alors je puis dire que nous étions devenus de vrais experts en construction de cabanes. Nous les construisions avec des haches et des scies, dont je me demande encore comment on arrivait à se les procurer. Pour les construire, on s’y mettait à plusieurs car à l’époque on traînait beaucoup en bande. Je me souviens même qu’une fois, une bande adverse, un peu comme dans la guerre des boutons, avait mis le feu à la cabane qu’on venait juste de construire. Dernier détail, nous aussi on jouait aussi aux cow-boys et aux indiens.

GB : Il y avait aussi les billes, les Agathe, les porcelaines…

VC : Oui, moi aussi, à la récré c’était sacré !

Avez-vous fait des bêtises étant enfant ?

GB : Oui, quand j’allais à l’école, on s’arrêtait à la boulangerie, pour piquer des chewing-gums, jusqu’à ce qu’un jour la police nous arrête… Cela nous a servi de leçon, nous n’avons jamais plus recommencé. Pour autant, nous avions trouvé un autre jeu… c’était  piquer les pièces et même des billets dans les troncs de l’église. On utilisait un fil et du chewing-gum, et miracle, cela marchait très bien (rires) et en plus, là je ne me suis jamais fait prendre !

VC : Moi j’ai été super sage. Je n’ai pas de souvenirs de grandes bêtises, d’ailleurs parfois, je m’interroge sur mes enfants, je ne sais pas d’où ils tiennent leur plaisir à faire des bêtises (rires). Par contre, comme je faisais du rugby, dans le bus on s’est amusé à montrer nos fesses, par la vitre du fond du car. Et puis, à la douche, après l’entraînement, on a joué à boucher l’écoulement pour pouvoir patauger, s’éclabousser et « foutre le bordel » comme on disait, c’était notre troisième mi-temps, mais pas bien méchante.

Parlons maintenant de l’adolescence.

VC : Moi, les vacances d’ado c’est vraiment tard. Jusqu’à mes 18 ans, on allait à la montagne, avec mes parents. On faisait de grandes marches avec mon père. Et parfois, de temps en temps, on allait à la mer, du côté d’Hyères. Je n’ai commencé à partir seul que vers 18 ans.

GB : Moi, l’adolescence ça été au service militaire. Comme je vous l’ai expliqué, j’en ai bavé, en plus de tout le reste ils m’ont même jeté mon matelas par la fenêtre. Plus d’une fois, j’en ai pleuré, surtout au début. Heureusement, à la fin du service, ça allait mieux, je me vengeais sur les nouveaux venus. Mais  finalement, j’ai beaucoup appris et me suis fait des copains. Ca à été un vrai changement et un cap dans ma vie.

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Premiers baisers ?

GB : Mon premier baiser, c’était vers mes 16 ans. Je ne savais pas du tout comment il fallait s’y prendre. Naïvement, j’avais embrassé deux de mes doigts, et amoureusement que les avais déposé délicatement sur sa bouche ! C’est elle, qui a alors pris les choses en main et m’à montré comment il fallait s’y prendre. Elle s’appelait Nicole, elle avait des taches de rousseur, j’étais très amoureux. Plus tard, je me suis dégourdi, et j’ai découvert le bouche-à-bouche…

VC : Pour moi, je crois que c’était au CP. Bien sûr ce n’était qu’un petit bisou… Dans la cour de récré, on s’asseyait derrière le platane et on se faisait ces fameux bisous. Après, cette découverte précoce, il y a eu un grand vide. Il a fallu attendre le collège et les séjours linguistiques en Angleterre et en Allemagne.

Souvenirs de vacances, ou anecdotes de jeunes adultes?

VC : Lors d’un séjour linguistique en Angleterre, je me souviens de mon arrivée dans ma famille d’accueil, la mère me demande si je veux passer un coup de téléphone à mes parents pour leur dire que je suis bien arrivé, et dans le même temps m’offre un « mister freeze » vert fluo, très british.

Elle m’amène dans sa chambre pour que je puisse téléphoner. Dans celle-ci, il y avait une belle moquette blanche à poil longs. Le temps de passer le coup de fil, je pose ma glace et commence à discuter avec mes parents. Lorsque je raccroche, je vois que la moquette est verte fluo car ma glace à fondu par terre. Comme je suis timide, je ne sais pas comment faire, heureusement j’ai à cette occasion découvert le flegme britannique, et finalement  découvert que mon hôte était super cool puisqu’elle ne m’a rien dit, cela l’à plutôt fait rire.

GB : Dans les années 70, je me suis retrouvé barman au Palais d’hiver. J’étais le barman des stars, je m’en rappellerai toute ma vie. J’ai même un joli souvenir avec Johnny Halliday. Il a une chanson qui parle de lui lorsqu’il se noie dans l’alcool, sur scène, il prenait la bouteille de Johnny Walker, qu’il buvait d’un trait. Tout le monde pensait que c’était du Whisky, mais en réalité c’était du thé, que je j’avais moi-même mis dans la bouteille…

Je suis resté 4 ans au palais d’hiver, j’ai ainsi servi Johnny, Mireille Mathieu et Claude François. Je me souviens de lui pendant ses répétitions. Je vois Cloclo faire des croix à la craie sur la scène. Comme je m’étais lié d’amitié avec lui, je lui demande ce qu’il fait et à quoi ça sert.  Il m’explique que c’est pour que les Claudettes soient au bon endroit pour les chorégraphies… Autant dire, que dans ce contexte j’étais fou des stars. A un moment donné, je me suis même pris pour un chanteur. Un jour, Roger Lamour, le directeur du Palais d’hiver me propose de chanter « l’idole des jeunes » avec les musiciens de Jacky Thomas, ce jour-là je me suis pris pour un artiste… Du coup, Jacky Malleray m’a même écrit un album avec des titres comme « Au nom l’amour, ne m’aime plus » et « ça va de soi ». J’ai gardé ces bandes originales, elles sont un peu de mon passé.

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La première fois où vous avez pris l’avion ?

GB : C’était il y a 6 ou 7 ans, avec Eve Lopez, pour aller à Tunis. Comme Eve était très amie avec Ben Ali, cela nous a valu un voyage dans la cabine du commandant de bord. Vous imaginez, pour moi qui n’avais jamais pris l’avion, c’était incroyable ! Quand nous sommes arrivés à Tunis, nous avons eu droit au tapis rouge et à la limousine. Tout le monde nous prenait pour des stars, c’était très amusant. Nous avons été logés chez des proches de Ben Ali. Chez un champion du monde de karaté. A Port El Kantaoui, il était le chef de a police tunisienne, c’était dans les années 2006.

VC : Moi, je devais avoir 10 ans. On avait pris l’avion pour aller à Paris. D’ordinaire on y allait en voiture. Quand mon père m’a annoncé ce voyage, je m’attendais à un truc de fou, mais en fait un vol Lyon paris c’est très court. A peine décollé, on atterrit. Aussi le premier vol en avion qui m’a vraiment marqué c’est plus tard en terminale pour aller à Boston.

Y’a t-il des vacances qui vous ont marqué ?

GB : La Tunisie, un voyage extraordinaire, c’était un peu une revanche sur ma jeunesse. Etre reçu de cette façon, côtoyer tous ces gens importants, voir et profiter de ces belles choses, je n’aurais jamais cru pouvoir vivre tout ça. Aujourd’hui, même si j’ai fait 2 AVC et que j’ai une jambe en mauvais état, je me dis que je n’ai pas eu une vie si malheureuse. Et pour faire un lien avec ma carrière professionnelle, je suis assez fier d’avoir pu, en 30 années de recrutement, placer plus de 30.000 personnes dans divers cafés, hôtels, restaurants et discothèques. Aujourd’hui, je suis très heureux d’être encore sur le terrain, même si je ne suis pas toujours le magicien que mes clients espèrent !

VC : Moi, vous l’aurez deviné, c’est nord de l’Italie. Avec ma femme, nous avons pris le temps de visiter les plus beaux sites. J’ai adoré Venise où je me suis offert un footing à l’aube, c’était magique. Mais il y a aussi la Toscane, le lac de Come près de Milan, le lac majeur… C’est très esthétique, et infiniment romantique. Tout est beau, la cuisine succulente, on y est bien reçu, et qui plus est, cela fait partie des voyages où il y a aussi une vraie découverte culturelle exceptionnelle.

Lorsque vous êtes en vacances, vous êtes plutôt grasse matinée ou lève-tôt ?

VC : Cela dépend, lorsque je suis avec les enfants forcément ça commence assez tôt. J’aime bien profiter de la journée et faire du sport. D’ailleurs, je suis tombé amoureux du Pays basque, où l’on peut faire de très beaux footings sur des plages merveilleuses. J’aime profiter de ces moments de quiétude avant que la ville se réveille. Ceci dit, si je ne suis pas avec mes enfants, je me couche plus tard donc je me lève un peu plus tard, mais généralement ce n’est guère au-delà de 10h du matin.

GB : Moi, je suis un oiseau de nuit. Je me couche tard et je me lève donc très tard… Je n’arrive pas à me lever de bonne heure. Donc, c’est plutôt 11h. Quand je suis à la campagne, avec mes amis, il m’arrive de jouer aux cartes jusqu’à 5h du matin… Quand la coinche vous emporte, le temps n’existe plus…

 

Votre téléphone est-il coupé?

VC : Cela m’arrive de le couper, et cela ne me dérange pas vraiment…. Mais il y a deux ans, je me suis fait avoir. J’étais sur la plage avec mon téléphone pro et j’ai eu le malheur de répondre, le problème résolu, je le mets tranquillement dans mon maillot à poche. Dans le feu de l’action, le mode vacance reprenant le dessus, je l’ai totalement oublié. Je me jette dans les vagues, je m’amuse avec mes enfants, je l’oublie carrément. Une heure après, je m’en suis aperçu… Du coup, je n’ai plus eu de contact avec le boulot jusqu’à mon retour. Cela a beaucoup amusé mes enfants. Depuis, je m’organise pour avoir sous la main 2 téléphones, un perso et un pro, au cas où.

GB : J’ai de la chance à la campagne, le téléphone ne passe pas, mais quand je vais dans des coins où il passe, je le coupe, sinon Pierre Chambon peut m’appeler et alors là fini les vacances (rires). Vous savez mes clients ont toujours besoin de moi, même en été…

De la lecture peut-être ?

GB : J’aime lire mon journal, si je ne l’ai pas, je suis malheureux. Sinon, je lis beaucoup tout ce qui est people, Gala, Paris Match, Lyon people, etc…

VC : Je n’ai jamais été très lecture. Ado, je passais surtout mon temps à faire de la musique, mais maintenant je me remets à lire la presse, surtout l’actualité. Il m’arrive aussi de lire des romans, et généralement je me fais conseiller, car comme j’en lis peu, je préfère lire bien ! Et cela n’est possible que pendant les vacances, car pendant le reste de l’année, mon rythme de travail est tel que je n’y arrive pas.

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Un petit péché mignon pendant les  vacances, puisque vous aimez tous les deux bien manger ?

GB : Oui, la femelle sauvage (rires) ! Je plaisante mais oui je suis capable de faire 60 km pour découvrir une bonne table, c’est mon péché mignon, je le confesse.

VC : Moi aussi je suis capable de faire des kilomètres pour bien manger. Sur la côte basque, il y a de très bonnes tables, et je n’aime pas forcément les choses très compliquées. Je pense par exemple à l’Hétéroclito à Guéthary, il situé face à un spot de surf, et quand vous êtes confortablement installé dans un canapé face à l’océan, avec un superbe rosé superbe et un vrai jambon de pays, c’est presque le paradis…

GB : Je suis tout à fait d’accord avec Vincent. Il y a souvent, comme ça des adresses simples mais superbes. Moi, dans ma campagne, je pense à un restaurateur célèbre pour qui j’ai recruté le chef, c’est Gérard Klein… Son restaurant est à 20 km de Brioude, on y mange divinement bien, c’est la Bougnate à Blesle. Ils proposent des fromages de chèvre somptueux. Ils servent des produits exceptionnels, des mets de la campagne, des produits de la ferme qui bien préparés font des festins inoubliables.

Et si maintenant, vous vous lanciez une invitation ?

VC : J’emmènerais Guy au Pays basque. Comme il aime les beaux produits, on irait faire les marchés,  on goûterait les produits du cru. Il y a plein de petites auberges qui devraient lui plaire…

GB : Moi j’inviterais Vincent à Blesle, je lui ferais découvrir les produits du terroir, et découvrir tout ce qu’il y a autour, il pourrait même faire son footing !