Photos © Fabrice Schiff

Par Marc Polisson

« Ne pas subir ! ». C’est en empruntant cette formule du Maréchal Delattre de Tassigny que le général Pierre Chavancy a justifié le maintien de sa cérémonie de vœux quelques heures après le massacre de Charlie Hebdo.

L’occasion de rappeler que les trois armées étaient en première ligne contre le terrorisme tout en subissant des contraintes budgétaires de plus en plus draconiennes. Et le général de souligner de manière sibylline que « nos blindés engagés au Mali affichent 30 ans d’âge… et que nos avions ravitailleurs ont dépassé le demi-siècle« . C’est sûr que faire la guerre dans ces conditions… (Les personnalités politiques présentes, responsables de cet état de fait, allongent le menton affichant la mine distanciée de ceux qui ne sont ni responsables, ni coupables) « Malgré tout, nos 5000 soldats engagés en opérations extérieures forcent l’admiration », poursuit le gouverneur en rendant hommage à l’ensemble des « personnels » de France et de Navarre.

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Circonstances exceptionnelles obligent, le préfet Carenco s’est senti obligé de prendre la parole pour un roulement de tambour verbal d’une banalité affligeante. « La France, c’est la liberté ! » tonne-t-il sans grand risque sous les dorures de l’hôtel du baron Vitta. « Elle est meurtrie mais elle s’est rassemblée ! Non à la barbarie, non à la soumission – il a dû lire Houellebecq en cachette ! – » s’emballe-t-il en assurant qu’un million de personnes s’étaient rassemblées spontanément mercredi soir dans les plus grandes villes de France. Les compteurs se sont en fait arrêtés à 150 000 personnes. Mais notre speedy préfet n’est pas à une approximation près…

La projection diapos, c’est maintenant !




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