Par Marco Polisson

A l’invitation de Jean-Christophe Larose, Sophie Defforey et Jean-Patrice Bernard, une centaine de privilégiés ont pu profiter d’une visite privée des installations de la Biennale d’art contemporain sur le site de l’usine Fagor.

Une Biennale qui a pris ses aises depuis son départ de la Sucrière où elle ne disposait que de 7 à 8000m2 « selon les humeurs d’Olivier Ginon  » dixit JPB. Désormais reparties sur 29000 m2, les œuvres ont été choisies par les 7 curateurs du Palais de Tokyo, représentés par Yoann Gourmel. « 90% des œuvres ont été créées sur place, ce qui donne lieu à une inédite confrontation entre un lieu de production industrielle et un lieu de création d’œuvres artistiques. »

Appelées à devenir un lieu artistique pérenne, les usines Fagor où étaient fabriquées des machines à laver ont définitivement fermé leurs portes en 2015 pour cause de délocalisation. « La vente du matériel et des machines a duré 3 jours » se remémore le commissaire-priseur Jean-Claude Anaf en promenant son nœud pap dans les immenses hangars désormais silencieux. Des installations qu’un autre visiteur du soir reconnaît bien. Jeune architecte, Albert Constantin a gagné le concours pour aménager l’usine… en 1978 ! « Qui aurait pu imaginer à l’époque qu’elle serait transformée en temple de l’art contemporain ?… » s’interroge-t-il…

Parmi les marchands du temple mis à l’honneur par la biennale, outre le clin d’œil électro-ménager de Chantal Thomass, deux artistes ont fait l’unanimité ce soir-là : le Roncier en fonte d’aluminium de Jean-Marie Appriou et la traboulée à travers les égouts customisés de Pannaphan Yodmanee qui a enchanté le député Bruno Bonnell (ci-dessous).

Mention spéciale pour les ouvriers qui ont construit l’impressionnant tunnelier (qui se suffisait amplement à lui-même) récupéré par l’artiste irlandais Sam Keogh. Pour le reste, les commentaires furent plus mitigés… A vous de juger.

Jeudi 19 septembre 2019