Le ministre centriste de la Justice Michel Mercier a estimé samedi qu’il était "normal" que le président du MoDem François Bayrou soit candidat à la prochaine élection présidentielle, sans toutefois se prononcer sur son soutien.

 

Invité de l’émission "La voix est libre" de France 3 Rhône-Alpes, M. Mercier a déclaré, alors qu’il était interrogé sur le nombre de candidats centristes à cette élection: "C’est normal que François Bayrou soit candidat. Il l’a annoncé il y a assez longtemps". Pour M. Mercier, M. Bayrou a été "le premier à parler de la dette", ce qui lui donne "la légitimité" de se présenter. Mais M. Mercier a souligné que selon lui, "la crise financière" était "suffisamment grave pour peut-être réduire le nombre de candidats". "Je pense que ce qu’attendent les Français dans cette élection présidentielle, c’est quelque chose qu’ils n’attendaient pas forcément dans les précédentes", a-t-il ajouté. "Il y a bien sûr l’élection du président de la République", a-t-il dit, mais aussi "le choix" entre deux types de solutions. Pour M. Mercier, la première solution, la "solution française", est représentée par le candidat du PS, François Hollande, avec la création de"60.000 postes de fonctionnaires" et de "300.000 contrats", et la mise en place de "barrières" autour de la France. "Après, vous avez une seconde solution, qui est plus difficile, qui demande plus d’efforts, et qui est de dire: la solution (ne) peut être qu’européenne". "La solution européenne nécessite plus d’efforts, de discipline budgétaire. C’est vrai que pour nous, c’est une culture un peu nouvelle, que nous n’avions peut-être pas suffisamment intégrée", a dit le ministre, par ailleurs président du Conseil général du Rhône. Interrogé sur la nécessité pour la famille centriste d’avoir un représentant à l’élection présidentielle, M. Mercier a déclaré être lui-même "plutôt de la tendance centriste parlementaire".