Le sénateur-maire de Lyon a appelé lundi à une alliance du PS avec le MoDem, à une semaine de l'université d'été du PS à La Rochelle, car selon lui le parti doit retrouver d'urgence une "lisibilité sous peine de disparaître".

 

"A partir du moment où François Bayrou continue d'affirmer son opposition à la politique menée par Nicolas Sarkozy, j'estime qu'il est dans l'opposition et que nous pouvons donc nous allier avec lui", déclare M. Collomb dans un entretien à la Tribune de Lyon publié sur le site internet de l'hebdomadaire. "Il faut rassembler tous ceux qui veulent changer dans les faits", poursuit M. Collomb, écartant en revanche tout accord avec le NPA d'Olivier Besancenot, car il "veut la révolution, puis après, on verra bien". "Il est urgent de pouvoir fédérer (…) mais le PS ne s'en sortira que s'il se renouvelle (…) sur le fond et sur la forme en mettant notamment en œuvre des primaires ouvertes, dont j'avais été le premier à parler, dans le cadre de la Ligne claire", assure encore le maire de Lyon. "Cohn-Bendit est en train de doubler le PS par la droite, parce qu'il ne voulait pas perdre des voix sur la gauche (…) Ensuite, le PS fait tout un fromage lors de son congrès pour s'allier avec le Modem", a résumé M. Collomb.

  

"Si le PS continue comme ça, il y aura une alliance de premier tour entre les Verts et Bayrou (aux régionales) et le PS restera seul et continuera d'apparaître comme un parti figé et sectaire", a-t-il mis en garde. Pour Gérard Collomb, "le problème du PS, c'est qu'il n'a pas de ligne de fond fixe et claire". "Cohn-Bendit a eu le mérite d'imposer aux Verts la vision qu'il avait. S'il s'était appuyé sur les courants, il n'y serait jamais parvenu et les Verts n'auraient pas décollé aux Européennes", a-t-il dit. "Plus que jamais, il faut renouveler nos pratiques", poursuit encore l'élu pour qui "Martine Aubry fait aujourd'hui le même type de fonctionnement que le PS sous Léon Blum". A la question de savoir si la première secrétaire avait, selon lui, la "capacité de mener à bien cette réforme", il estime que "c'est à elle de le dire et de le montrer dans les mois qui viennent, qui seront déterminants".