Le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb présentera lundi 29 octobre 2012 à 17h le projet lyonnais pour la cité de la gastronomie.

 

Gérard Collomb avait défendu le dossier aux côtés du chef Régis Marcon et du président d’Eiffage Bernard Vitiello le 15 octobre dernier au ministère de la Culture. Ils se retrouveront cette fois face à la presse, depuis l’atrium de l’Hôtel de Ville, pour détailler le contenu du projet lyonnais. En l’état, seuls le coût d’investissement (18 millions d’euros partagés entre la Ville et Eiffage) et le site d’implantation (Hôtel-Dieu) sont connus. Quel type d’activités accueillera la future cité ? L’aspect muséal constituera-t-il la seule dynamique d’offre ? Qui prendra en charge les coûts de fonctionnement du site de 3 500m2 ? Autant de questions restées sans réponses malgré la volte-face d’un Collomb initialement rétif au projet et qui, poussé par les Lyonnais et par son opposition municipale et communautaire, défend désormais la future cité avec la foi des nouveaux convertis. Cette tambouille lyonno-lyonnaise bien indigeste n’a pas échappé aux autres villes candidates (Chevilly-Larue, Tours, Beaune, Dijon). Le site d’actualités Infos-Dijon qualifie ainsi la présentation lyonnaise, à grand renfort de cols tricolores et de chefs étoilés, de « grand bluff. » Intox ? Il faut pour l’heure montrer ses muscles, et, forte de son histoire gastronomique et culinaire, de la qualité de ses productions alimentaires alentours, de son terroir viticole proche, Lyon possède les atouts pour convaincre malgré un départ tardif. La mission française du patrimoine et des cultures alimentaires, à l’origine du projet après le classement du repas gastronomique des Français au patrimoine immatériel de l’Humanité par l’UNESCO en 2010, désignera la ville-lauréate avant la fin de l’année.