Par Christophe Magnette

Décidément les professeurs de cuisine aiment la vie de château. Après le Vivier à Ecully, siège de l’Institut Paul Bocuse, c’est au tour de Lacroix-Laval d’accueillir un Centre de Formation des Apprentis.

Comme une forme de réappropriation de la formation aux métiers de la restauration (cuisine, sommellerie, salle etc.) avec pour dessein de susciter des vocations et révéler des talents. C’est en ces termes que Christian Têtedoie, le pilote du projet, a profité de l’assemblée générale des Toques Blanches Lyonnaises pour présenter cette opération inédite à ses confrères. Qui verra, par ailleurs, une “Toque Blanche” siéger au conseil d’administration.

L’idée ? Apporter une offre différente en matière de formation

L’aspect inédit de ce CFA de la gastronomie réside à la fois dans le fond et dans la forme : la dimension pédagogique sera assurée par des chefs (en complément du corps professoral), provenant des six coins de la France (quatre-vingts cuisiniers, dont certains parmi les plus grands ont confirmé leur participation) et ce, pour un cumul de 250 jours. Quant aux élèves, nous tablons sur une promotion de cent cinquante jeunes au profil similaire : en sortie de troisième et souhaitant préparer un CAP ou un BEP.”

La formation ? Gratuite et effectuée en alternance

Espérée pour 2021, l’ouverture du CFA de la gastronomie est appelée à voir le jour dans un bel écrin, propriété du Département du Rhône puis de la Métropole de Lyon : le château de Lacroix-Laval à Marcy-l’Étoile qui verra ses 3 600 m² réhabilités pour l’occasion afin d’accueillir deux restaurants d’application (dont un logé dans l’Orangerie de Sébastien), des cuisines, une quarantaine de chambres pour les pensionnaires et même un potager.

Coût estimé ? 10 millions d’euros, dont une grande partie supportée par la Région Auvergne Rhône-Alpes.