Par Marc Polisson

C’est par une décision controversée que Georges Képenekian étrenne son écharpe de maire de Lyon. Ça n’augure rien de bon pour la suite de son mandat intérimaire.

La Ville de Lyon continue de se séparer de ses bijoux de famille. Nous vous avons déjà alerté sur le triste sort du Musée des Tissus ou de l’Eglise Saint Bernard. La salle Rameau et son académie de billard sont les premiers à passer à la trappe. Lors du premier conseil municipal de l’ère Képenekian, mardi 19 juillet 2017, les élus de la majorité socialo-macroniste ont confirmé la vente de ce vaste édifice culturel. La menace de l’arrivée dans les lieux d’un supermarché plane sur la rue de la Martinière.

Cette décision attriste les amoureux du patrimoine lyonnais, toutes tendances politiques confondues. Patrice Beghain n’a pas tardé à la condamner sur son compte Facebook : « Mauvaise décision que d’engager l’aliénation de cette salle de concert étroitement liée à l’histoire musicale de Lyon sans cahier des charges concomitant. Par ailleurs une inscription comme monument historique s’imposerait, pour que la restauration soit faite en tenant compte de l’intérêt patrimonial de l’édifice » écrit l’adjoint à la culture de Gérard Collomb de 2001 à 2008 qui dit regretter que « mon ami Georges Képénékian doive inaugurer son mandat par une décision prise avant son élection… » Par sa majorité, alors qu’il était Premier adjoint… convient-il d’ajouter.

Les Lyonnais réunis sous la bannière du Collectif salle Rameau ont lancé une pétition sur Internet. Elle a déjà réuni 2610 soutiens.